Rouen : premier port français et ouest européen pour l’exportation de céréales. La Rochelle : deuxième port français exportateur de produits céréaliers. Port-la-Nouvelle : premier français exportateur de blé dur… Nos ports sont bien placés, mais pour maintenir ces rangs et rester compétitifs face aux concurrents de la mer Noire, ils doivent se moderniser.

Les investissements portent essentiellement sur l’augmentation du tirant d’eau afin d’accueillir des bateaux toujours plus gros, ainsi que sur les capacités de stockage et les cadences de chargement. Sur ces trois critères, la France présente de vrais atouts par rapport à nos concurrents russes par exemple.

Selon France Export Céréales, notre capacité de stockage sur la façade maritime atteint plus de 3,1 Mt, quand la Russie approche 2 Mt. Concernant les tirants d’eau, ils sont supérieurs à 12,5 m pour quatre grands ports français (Dunkerque, Nantes, La Rochelle-La Pallice et Marseille), contre seulement deux en Russie. Cet avantage permet d’accueillir davantage de bateaux de type Panamax de 60 000 tonnes de chargement. Quant aux cadences mensuelles de chargement, elles se situent à 3,6 Mt en France, contre 2 à 3 Mt en Russie. En notre faveur également, la proximité géographique des hinterlands (lire le « dico » p. 44) : de 400 à 500 km pour la France, contre une fourchette très large de 500 à 3 500 km pour la Russie. De même, notre proximité avec des zones de consommation dont la population est en pleine croissance (Europe du Nord, Afrique, Moyen-Orient) est un véritable atout.

La France doit donc renforcer ses ports au travers de plans d’investissement audacieux. Tour d’horizon des travaux de modernisation en cours pour affronter les marchés de demain.

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Exportations de céréales : Des ports à la hauteur des ambitions