L’érosion des surfaces se poursuit pour la troisième année consécutive avec une nouvelle perte de 18 000 ha à 402 000 ha (484 000 en 2018). Les piètres rendements de 2020, et, depuis la fin des quotas, la mauvaise répercussion aux planteurs des évolutions du cours du sucre expliquent largement cette désaffection pour cette culture, confrontée comme les autres à une hausse continuelle des charges. Les régions Hauts-de-France et Grand-Est concentrent 75 % des surfaces à elles deux. Le rendement moyen national se redresse à 85 t/ha (62 en 2020). La production de betterave est attendue à 34 Mt, en hausse de 8 Mt, pour une production de sucre supérieure à 4,6 Mt. Tandis que celle de l’UE à 27 serait d’environ 16,6 Mt (15,4  en 2020).Comme à l’accoutumée, les statistiques divergent sensiblement selon les analystes : la production mondiale serait stable par rapport à la campagne précédente à 180-181 Mt, selon l’USDA, mais en hausse de 3,8 Mt à 182,9 Mt selon F. O. Licht, qui annonce une consommation d’environ 185 Mt, soit une campagne déficitaire. Le Brésil reste l’acteur majeur sur le marché (20 % de la production et 40 % des échanges). Après des années de morosité, les cours mondiaux se redressent avec une hausse de plus de 30 % sur un an. Ce qui donne une note d’optimisme à la filière et devrait permettre de rémunérer les betteraves à hauteur de 27 à 29 €/t.

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Chiffres et bilans de l’agriculture : La France des productions végétales et animales en 2021