La féverole d’hiver est une légumineuse à graine sarclable, qui se prête bien au désherbage mécanique, davantage que le pois. Les plus grands écartements sont à privilégier, de 35 à 40 cm. « Associer une intervention de désherbage mécanique peut permettre en sortie d’hiver de contrôler certaines adventices printanières, à condition de passer à des stades de développement d’adventices jeunes », informe Franck Duroueix, de Terres Inovia. Il est efficace sur dicotylédones mais mal adapté à la gestion des vivaces et des graminées.

À différents stades

Les interventions sont possibles à différents stades de la culture, sauf à la levée et à la floraison.

Ainsi, la herse étrille peut être utilisée en prélévée à l’aveugle et/ou en postlevée après le stade 2-3 feuilles. Dans ce dernier cas, la vitesse ne dépassera pas 2 km/h. Le passage doit être réalisé à 2-3 cm de profondeur : il faut avoir semé de façon régulière pour obtenir une levée homogène. « Le bon enracinement de la féverole lui permet de repartir, même si elle est couchée et un peu recouverte de terre, note Terres Inovia. Si la plante est un peu abîmée, la ramification à la base du pied lui permet de repartir. »

La houe rotative est, elle, possible en prélevée et à partir du stade 2 feuilles de la féverole, jusqu’à 4-6 feuilles, à une vitesse de 10-12 km/ha (>15 km/h à 6 feuilles), sur sol battant où la herse étrille n’est pas assez efficace.

Quant à la bineuse, elle peut être employée à partir du stade 2-3 feuilles, avec éventuellement des protège-plants ou des lames Lelièvre. Au stade 4-8 feuilles, des socs butteurs doivent être utilisés ou des doigts souples pour limiter l’enherbement sur le rang. L’efficacité du binage est moins dépendante des stades de développement des adventices que les autres outils.

I. E.