Après la forte hausse de l’an dernier, les surfaces abandonnent 80 000 ha, mais restent à un niveau élevé, à 699 000 ha. La Nouvelle-Aquitaine et l’Occitanie, qui en concentrent plus de la moitié, perdent 83 000 ha, sans doute en raison de rendements médiocres en 2020, tandis que le Grand-Est, un peu mieux loti l’an dernier, en gagne 25 000.

Grâce à des conditions météo favorables dans l’ensemble des régions, les rendements s’affichent en hausse partout, pour une moyenne nationale historique proche de 29 q/ha. La production (2 Mt) progresse de 0,4 Mt et pulvérise tous les records enregistrés depuis vingt ans. Celle de l’UE à 27 serait de l’ordre de 10,5 Mt (9 Mt en 2020), dont plus de 60 % assurés par la Hongrie, la Bulgarie et la Roumanie. À la faveur de récoltes satisfaisantes en Russie et Ukraine (32 Mt à elles deux), la production mondiale se redresse à environ 56 Mt, selon l’USDA.

Les prix du tournesol, déjà en forte progression l’an dernier en raison de la faible production mondiale, bénéficient cette année du mouvement de hausse des prix de l’ensemble des commodités. Particulièrement de toutes les huiles végétales, dont la demande mondiale est en forte augmentation. Bien qu’à un niveau inférieur à celui du colza d’environ 60 €/t, le prix du tournesol (rendu Saint-Nazaire) a progressé de 200 €/t en un an.

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Chiffres et bilans de l’agriculture : La France des productions végétales et animales en 2021