Malgré une piteuse campagne 2020, les surfaces progressent de 7 %, à 246 000 ha, principalement au nord de la Loire. Avec des rendements qui dépassent rarement les 35 q/ha, cette année s’avère, une fois encore, plutôt décevante.

Le rendement moyen progresse à 31 q/ha (27 q/ha l’an dernier), pour une production de 754 000 t, en hausse de 125 000 t. Malheureusement, les conditions météo de juin et juillet ont dégradé une partie de la récolte (grains cassés, germés, etc.).

Acteur majeur du marché mondial, le Canada affiche une petite récolte (2,5 Mt, contre 4,6 Mt en 2020), en raison d’une baisse des surfaces et, surtout, d’un rendement à moins de 17 q/ha (baisse de 10 q/ha). Au prix d’un stock de fin de campagne très réduit, le pays disposerait toutefois d’un volume exportable de 2,3 Mt.

Sur le marché français, comme à l’accoutumée, le pois a du mal à trouver sa place dans les formules d’aliments du bétail, sauf en remplacement du soja non OGM.

L’écart de prix avec le blé fourrager, de 70 à 80 €/t (40 à 50 €/t les années précédentes) est jugé dissuasif. À l’export, le pois français est désormais concurrencé par les origines russe et ukrainienne. Après le fort recul des ventes vers l’UE de l’an dernier, les espoirs se tournent partiellement vers la Chine, dont les achats progressent (plus de 34 000 t en 2020).

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Chiffres et bilans de l’agriculture : La France des productions végétales et animales en 2021