Après treize années consécutives de hausse, les surfaces entament un repli de quelque 5 000 à 153 600 ha. Cette baisse est presque exclusivement le fait des Hauts-de-France, la principale région de production, avec 96 800 ha. Pour les quatre pays du NEPG (France, Allemagne, Belgique, Pays-Bas), la tendance est identique avec 498 000 ha, en baisse de 24 000 ha. Avec un rendement stable d’environ 43 t/ha, la production française est attendue à 6,6 Mt contre 6,9 Mt en 2020. Pour les quatre pays du NEPG, la production (22,7 Mt) ne fléchit que de 0,8 Mt grâce à un rendement de 45 t/ha. L’Europe de l’Ouest a connu un des étés les plus humides, propice au mildiou, ce qui fait craindre des problèmes qualitatifs et surtout de conservation.De plus, après la campagne morose 2020-2021 perturbée par le Covid-19, la commercialisation semble reprendre des couleurs, pour les produits transformés comme le marché du frais. Cependant, la filière est confrontée à la fois à la hausse des coûts de production (engrais, phytos…) et des prix de l’énergie pour la conservation. Le NEPG souligne que les prix des contrats avec les industriels ont baissé de 5 à 20 €/t en 2021 et qu’ils devraient remonter d’au moins 30 à 40 € pour la prochaine campagne. À défaut, et compte tenu des cours actuels élevés des céréales et des oléagineux, les producteurs pourraient être tentés de se détourner de la pomme de terre au profit d’autres cultures plus rémunératrices et moins risquées.

Sommaire

Chiffres et bilans de l’agriculture : La France des productions végétales et animales en 2021