« La France est l’un des pays qui a le mieux réussi à maintenir son offre et sa consommation de fruits et légumes frais, dans un contexte fortement dégradé », se félicite Interfel ce 7 avril 2020 dans un communiqué de presse. Cette interprofession réunit 15 organisations professionnelles de l’amont et de l’aval de la filière des fruits et légumes.

Fluctuation de l’offre et des prix…

L’interprofession rapporte notamment une « amplification » des mouvements traditionnellement observés à cette période de l’année en termes de quantités et de prix, « au-delà des évolutions habituelles pour des produits météo sensibles ».

 

« La filière met tout en œuvre pour permettre une offre large qui, même en tenant compte des évolutions de l’offre et des modifications de comportement des consommateurs, permet d’avoir une gamme de prix et de produits diversifiée », ajoute-t-elle.

… liée à des difficultés de transport et de main-d’œuvre

Des coûts de transports en hausse, ajoutés à une pénurie de main-d’œuvre peuvent en effet se répercuter sur les prix des produits de saison, estime la filière en précisant que ceux des fruits et légumes frais restent relativement stables, en particuliers pour ceux qui sont stockables.

 

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« De même, certains produits, qui généralement ne sont pas des fruits et légumes leaders dans la production nationale à cette période, peuvent actuellement subir des variations rapides de prix. La fraise et l’asperge, qui étaient encore récemment en gestion de crise conjoncturelle “prix”, ont pu, grâce aux efforts collectifs, retrouver un prix de référence normal à cette époque. »

 

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Le secteur reste mobilisé et solidaire, pour assurer un niveau de consommation en fruits et légumes frais « permettant les équilibres alimentaires qui sont un enjeu de santé publique », et veille à une accessibilité suffisante des produites dans la situation actuelle.