Luc Barbier, administrateur mandaté sur ce sujet, a réaffirmé que la FNPF s’est portée partie civile dans trois affaires récentes de francisation illégales des pêches à Nîmes et Perpignan, des kiwis à Valence. Et que sa fédération le refera à chaque fois qu’elle aura connaissance d’actions en justice.

« Remonter l’information »

« J’incite tous les acteurs de la filière, les producteurs, les grossistes et les distributeurs à nous remonter l’information, dès qu’un procureur diligente une action en justice afin que nous puissions nous porter partie civile, insiste-t-il. En effet, la DGCCRF (1) n’a pas le droit de nous informer si une fraude est constatée. »

 

Pour Patrice Vulpain, coprésident de la FNPF, un des moyens serait de faire le tour des procureurs de la République. Pour l’instant, une alerte est donnée sur des pommes polonaises explique Daniel Sauvêtre, président de l’ANPP (pommes et poires). Les élus sont catégoriques : ils veulent conduire des actions sévères dans toutes les filières, même si elles n’aboutissent pas systématiquement à une action en justice.

 

Les professionnels sont satisfaits que l’affaire des kiwis se soit soldée par des amendes mais aussi la publication obligatoire dans la presse professionnelle. Et Louis Orenga, directeur d’Interfel, rappelle que l’interprofession peut aussi se porter partie civile si le fraudeur utilise en sus le logo « Fruits et légumes de France.

(1) Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes.