Suis-je la seule à réagir à l’information à propos d’Agricool (La France agricole du 8 avril, page 12) ? Je ne parle pas des 35 millions d’euros (M€) de levées de fonds (sans doute des investisseurs privés écologistes qui ne savent pas quoi faire de leur argent), mais je suis scandalisée par le montant des prêts souscrits (2,25 M€) garantis par l’État, alors que le chiffre d’affaires est de 162 000 € pour une perte de 7,72 M.

Mon fils (jeune agriculteur) a eu 9 000 € de dotation lors de son installation. L’État ne garantit aucun prêt, il faut soit hypothéquer ou trouver un garant (par exemple, un parent).

Dans notre région et d’autres aussi, les champs et encore plus les vignes, ont atteint des prix déconnectés des résultats économiques. Il devient impossible d’investir dans le foncier.

Pour moi, l’État vient de jeter l’argent dans « les égouts parisiens ».

Avec tout cet argent, les 35 M€ et les 2,25 M€ de l’État, combien de jeunes pourraient s’installer, en limitant leur endettement, en n’achetant pas le foncier ? Quelles sont les personnes pouvant investir de telles sommes sans se soucier du retour sur investissement ?

par Chantal Gosset (Meurthe-et-Moselle)