La plupart des tyrans ont manqué de nourriture durant leur enfance. Au pouvoir, certains d’entre eux se sont gavés à l’excès. Pour tous, en revanche, « les décisions qu’ils ont pu prendre au cours de leurs mandats ont conduit à la mort (de faim), parfois de façon volontaire ».

Dans son livre À la table des tyrans (éditions Flammarion), paru en avril, le journaliste politique Christian Roudaut analyse les assiettes du totalitarisme. L’on apprend ainsi que pour Staline, Hitler, Mao, Bokassa et Hussein qui « cajolaient leur nombril autant que leur bedaine », l’alimentation était d’abord une arme de soumission.