Dans une tribune parue le 29 décembre dans Le Monde, Anne-Cécile Suzanne, agricultrice dans l’Orne, dénonce la situation des campagnes sacrifiées sur l’autel des villes. Dans un humour grinçant et un style remarquable, l’éleveuse pointe la boulangerie à vendre, le café jamais repris, les vaches de plus en plus rares et les prés abandonnés, « […] mais ça, on ne le voit pas au rayon végan du supermarché ». La ruralité rêve, poursuit-elle, d’une « tentative de compréhension de la part de ceux qui ne rêvent que d’une campagne dont il fait bon profiter […] le temps d’une randonnée, d’un bon golf ou d’un canard mijoté. Pourtant, la ruralité a le droit d’exister. »