André Pourroy (HAUTES-ALPES)

Pourra-t-on se défaire un jour du fléau qu’est devenu le sanglier dans certaines régions de France ? Faudra-t-il longtemps tolérer, voire encourager la prolifération du sanglier, au détriment d’agriculteurs déjà confrontés à nombre d’autres problèmes, plus sérieux encore, dans des régions surpeuplées par cet animal, au profit de chasseurs « viandards » qui n’en vivent pas et pour qui ce n’est qu’un plaisir. Que faire ?

Organiser des batteries au profit d’œuvre caritative dans les départements trop giboyeux autant que faire se peut, puisqu’on a encouragé et qu’on encourage encore l’embroussaillement de la nature.

– Allonger la durée de période de chasse.

– Interdire et contrôler sérieusement les agrainages.

– Faire contrôler et indemniser correctement les dégâts qui seront plus conséquents dans un premier temps s’il n’y a plus d’agrainage.

– Ne pas remettre à l’agriculteur la charge et les frais d’entretien de clôture, fournies certes, mais intentionnellement et vicieusement pour se décharger et se blanchir en quelque sorte.

– Charger les services compétents de l’État de surveiller sérieusement et de pénaliser sévèrement toute infraction.

– Abattre purement et simplement les laies plutôt que les stériliser. Elles feront les mêmes dégâts, stérilisées ou pas.

Peut-être existe-t-il cependant un procédé de stérilisation qui arriverait à impacter un plus grand nombre de sujets et qui pourrait être pratiqué en parallèle ?