Un an après l’entrée en vigueur d’Egalim, « les enchaînements espérés ne se sont pas produits. Un rapport du Sénat montre que pour les agriculteurs, le compte n’y est pas », rapporte le vice-président de l’Autorité de la concurrence, Emmanuel Combe, dans une tribune parue dans l’Opinion le 3 mars. En relevant le seuil de vente à perte, le législateur pensait que les distributeurs opéreraient une péréquation de leurs marges, qui bénéficierait aux agriculteurs, poursuit-il. Mais en physique comme en économie, il est une règle simple : « Le ruissellement vers le haut n’existe pas. »