Germain Breney (Ardèche)

En page 16 de La France agricole du 1er septembre, vous avez raison de vous inquiéter à propos de la nomination de François Eyraud (Danone) et de Serge Papin (Système U) à la coprésidence de l’atelier 5 des États généraux de l’alimentation : « Rendre les prix d’achat des produits agricoles plus rémunérateurs pour les agriculteurs ».

Un simple exemple suffit pour rendre ubuesque cette nomination. En Ardèche, il n’y a qu’un lait bio (« Paysage bio »), produit et vendu dans le département, on ne peut pas faire mieux comme circuit court. Qu’observe-t-on fin août au niveau des prix de vente ? Intermarché La Voulte : 1,20 €/l, Intermarché Privas : 1,40 €/l, Hyper U Privas 1,71 €/l.

Le beau discours de M. Papin : « Imaginer des pistes nouvelles, contribuer à l’intérêt général, etc. » est de l’enfumage par rapport à ce qui se passe dans ses magasins. Le lait est vendu 42 % plus cher que chez son concurrent alors que les agriculteurs sont rémunérés de la même façon par leur laiterie. Pour Hyper U : vive le bio et vive les circuits courts !

Le dernier numéro de Que Choisir (n° 561 de septembre) illustre bien cette problématique.