Pascal Simonnot (Aube)

A la suite de l’article sur « le glyphosate en débat », paru dans « La France agricole » du 3 mars dernier, page 24, je suis effaré en apprenant que le glyphosate est moins nocif pour le sol que le labour. Encore heureux ! Mais en forte dose, qu’en est-il ? Et dans l’assiette de l’homme, qu’en est-il aussi ? En tout cas, il serait quand même surprenant d’y trouver des traces de charrue ! Non ?

Ainsi, le sans-labour remettrait en cause les vertus cardinales plus que millénaires de l’araire, puis de la charrue, à l’origine du développement de l’espèce humaine face au monde animal.

Il faut reconnaître cependant que le sans-labour est lui aussi connu depuis la nuit des temps, mais avec des fortunes diverses. Il est vrai aussi qu’aujourd’hui, grâce à l’utilisation de pesticides à tout va et pas toujours judicieuse, la situation semble mieux contrôlée. Mais avec tous les risques sanitaires que cela implique pour l’homme. Le tout au grand dam de la qualité et du niveau des nappes phréatiques ainsi que des problèmes d’inondation.

Tout cela afin de mettre sur le marché la baguette de pain fabriquée avec 3 centimes de blé. Qui dit mieux ?