Comment réagissez-vous à la baisse de financements prévue par le gouvernement ?

J’ai l’impression que les ministères se sont trompés en appuyant sur leur clavier. Ce n’est pas moins de ressources qu’il nous faut, mais plus si on veut réussir à prendre le virage de la transition dans lequel nous sommes actuellement. Il y a vrai un risque de démobilisation des élus. On est volontaire pour faire évoluer les choses, mais avec les moyens nécessaires sur le terrain. Avec cette baisse de la taxe, nous risquons de perdre entre huit et dix conseillers sur environ quatre-vingts postes. C’est un non-sens.

Que répondez-vous à ceux qui veulent privatiser les chambres d’agriculture ?

Il faut rappeler que les chambres sont missionnées par l’État pour conseiller les agriculteurs. Quant aux cabinets privés, ils peuvent également recevoir des subventions des Régions. Nous pouvons tous travailler ensemble en créant des groupes au service des exploitants. Rien ne sert d’être opposés les uns aux autres. Il faut pouvoir se rassembler.