Stockage d’exploitations

Mise en réserve

Les Safer ont la possibilité de « stocker » des exploitations (terres et bâtis), en phase de transmission, pour éviter le démantèlement. Avec le soutien de la Région, la Safer achète et stocke ainsi ces exploitations pour une durée de deux ans, renouvelable une fois. Ces biens sont mis en réserve, tout en étant exploités à titre précaire, le temps de trouver un acquéreur souhaitant s’y installer en tant qu’agriculteur.

Tout type d’exploitation

Ce dispositif vise tout type d’unité : de quelques hectares pour des orientations de cultures spéciales ou de maraîchage, aux grandes cultures, en passant par des unités d’élevage qui engagent de lourds capitaux.

Prise en charge

La Région prend en charge les frais financiers et de gestion liés à la mise en réserve des propriétés agricoles, pour qu’ils ne soient pas à la charge du candidat à l’installation.

Quand plusieurs propriétaires sont impliqués

Des outils complémentaires

La transmission d’une exploitation ne vise pas forcément que des biens en propriété (terres et bâtis). Une part parfois significative des surfaces est en location auprès de plusieurs propriétaires. Pour ces situations, il existe des outils complémentaires.

La convention de mise à disposition

Elle permet de garder la main sur ces surfaces via des baux précaires, bien qu’elles soient attribuées par la Safer à un repreneur, candidat à l’installation.

L’intermédiation locative

Elle met en relation des propriétaires fonciers et le repreneur ; son objectif est de favoriser une transmission globale de l’exploitation, et donc de maintenir l’outil de production initial. L’intermédiation locative permet l’obtention des autorisations d’exploiter pour le repreneur.

Les démarches

Ne pas attendre

Même si le projet d’installation n’est pas mûr, des opportunités peuvent se présenter et permettre de le faire avancer. Il est donc important de se faire connaître tôt à la Safer.

Les autres partenaires

La Safer associe dans ces démarches d’autres acteurs du département : répertoire départ installation, Point accueil installation, banques, filières, etc.

Rosanne Aries
Témoin
« Je démarrais de zéro » Laurence Gauthier, exploitante à Nouaillé-Maupertuis (86)

Ingénieure de formation, rien ne la prédestinait à devenir agricultrice. Laurence Gauthier a décidé, à 33 ans, de quitter sa vie parisienne. « J’ai grandi dans la Vienne, avant de m’exiler à Montpellier pour mes études, puis à Paris pour débuter dans la vie active. Je connaissais donc la région, mais je n’avais ni ferme, ni terre. Mes parents ne sont pas agriculteurs, je démarrais de zéro. Seulement devenir agricultrice, ça avait vraiment du sens pour moi. Comme celui de se reconnecter au vivant, au rythme des saisons. » Pour concrétiser son projet, elle s’est adressée à la Safer : « Elle m’a aidée à lever les obstacles techniques et financiers, mais aussi, via le répertoire départ installation, à trouver une exploitation qui rassemblait plusieurs de mes critères. » Notamment la possibilité de pratiquer une agriculture biologique, car « produire une alimentation de qualité me tenait à cœur ».

Laurence s’est installée en 2015, aux portes de Poitiers. En complément de la boîte à outils Safer à laquelle elle a recours (voir exemple), elle a dû se former et mobiliser d’autres concours financiers.