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Se former tout au long de sa carrière

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La formation continue permet de développer de nouvelles compétences spécifiques. Porteur de projet, chef d’exploitation, aide familial ou conjoint exploitant ont la possibilité d’en profiter tout au long de leur carrière.

Démarches

Un besoin individuel

Le choix de suivre une formation peut être à l’initiative de l’individu, installé ou non, pour améliorer une compétence spécifique (technique, juridique, économique…). Néanmoins, les conseillers formation des chambres d’agriculture proposent « des entretiens gratuits pour cibler les besoins individuels et mettre en place de nouvelles formations, si cela s’impose », explique Delphine Arabi, chargée de missions formation à la chambre d’agriculture régionale de Bourgogne-Franche-Comté.

Formations préconisées

Il existe aussi des formations obligatoires pour les chefs d’exploitation, à suivre régulièrement, telle que celle permettant d’obtenir le Certiphyto. Quant au porteur de projet en agriculture engagé dans le parcours à l’installation, un certain nombre de formations lui seront préconisées lors de l’entretien de plan de professionnalisation personnalisé (PPP). Leur suivi est obligatoire dans un délai de trois ans.

Financement

Même si une part du coût de la formation reste à charge de l’agriculteur, la majeure partie est souvent financée par un fonds de formation.

Le droit à la formation

Le compte professionnel de formation (CPF) recense les droits à la formation acquis le long de la vie active. Depuis mai 2020, les agriculteurs ont un CPF alimenté au prorata du nombre d’heures travaillées. Porteur de projet, ayant déjà eu une activité professionnelle ou agriculteur peuvent le solliciter pour financer une partie de leur formation, si elle est répertoriée par France compétences.

Fonds Vivéa

Chef d’exploitation, conjoint collaborateur, aide familial, cotisant solidaire pourront bénéficier des fonds de formation Vivéa « à condition d’être à jour de leurs cotisations sociales, souligne Delphine Arabi. Ce fonds est utilisable pour les formations qui permettent d’acquérir des compétences mobilisables en situation professionnelle. »

Vivéa instaure pour les exploitants agricoles un plafond de 2 000 € par année civile. Il est limité à trois années consécutives pour les porteurs de projet. Seules les formations préconisées dans le cadre du PPP non prises en charge par le CPF sont financées par l’organisme. Il est possible de consulter son solde sur le site www.vivea.fr

Autres financements

Pour les porteurs de projet, les formations dites « d’émergence de projet » peuvent être prises en charge par Pôle emploi. « Attention, les crédits attribués pour celles-ci dépendent de chaque agence, selon les besoins du terrain », alerte l’experte.

Organisation

Crédit d’impôt

Pour les chefs d’exploitation au bénéfice réel, le crédit d’impôt est possible. Les attestations de fin de formation doivent être fournies lors de la déclaration fiscale. Le remboursement est calculé en fonction de la valeur du Smic horaire et plafonné à 40 heures de formation par an, soit un maximum de crédit d’impôt d’environ 390 € par an.

Se faire remplacer

Le service de remplacement du département peut proposer un remplacement sur l’exploitation le temps de la formation et des tarifs préférentiels. Certains services de remplacement n’obligent pas à actionner le remplacement le jour même de la formation, mais de le reporter, si besoin, dans un délai imparti.

Alessandra Gambarini

Réforme de Vivéa

Depuis le 1er janvier 2019, les formations d’émergence de projet, en amont du projet agricole, ne sont plus prises en charge par le fonds de formation Vivéa. Celles-ci restent, selon les territoires, finançables par Pôle emploi, ou même certains conseils régionaux.

Au 1er septembre 2021, toutes les formations risquent de ne plus être financées par Vivéa pour les porteurs de projet ayant des crédits sur leur compte professionnel de formation (CPF). Elles seront cependant répertoriées par France compétences pour être éligibles au financement CPF.

L’expert
« Il est toujours possible d’adapter les formations à la demande » Delphine Arabi, chargée de mission en formation et enseignement agricole, à la chambre d’agriculture de la Bourgogne-Franche-Comté

« Les formations que proposent les centres, notamment les chambres d’agriculture, répondent aux besoins du terrain. Pour les adapter, nous avons besoin de recueillir les demandes des agriculteurs. Si certains nous les font remonter spontanément, d’autres préfèrent attendre les formations obligatoires pour nous faire part de leurs souhaits. Il est toujours possible de nous adapter à la demande, de faire des formations “à la carte” si plusieurs personnes en ont émis la nécessité. »

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Cet article est paru dans La France Agricole

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