Aliments et frais d’élevage

Coûts journaliers

Le calcul de la marge sur coûts journaliers permet de déterminer quel est le coût pour produire un kilo carcasse supplémentaire sur la période de fin d’engraissement d’un jeune bovin (JB). Elle tient compte des frais d’alimentation ainsi que des autres frais quotidiens : paille, fioul, eau, EDF, mortalité… (lire infographie ci-contre).

Aliments au prix d’opportunité

Pour le calcul du coût alimentaire, il faut valoriser les aliments de la ration (blé, tourteau de soja, maïs ensilage…) au prix d’opportunité. Quand l’atelier d’engraissement consomme des céréales produites sur l’exploitation, elles sont valorisées comme si elles étaient vendues au prix du marché. Cela donne la possibilité de rémunérer le travail de production des aliments.

En fin d’engraissement

Deux fois plus cher

Produire des kilos en plus n’est pas toujours synonyme d’une meilleure marge. « En fin d’engraissement, un kilo coûte deux fois plus cher qu’en début. Cela montre qu’alourdir systématiquement n’est pas forcément le bon calcul », insiste Alexis Ferard, ingénieur valorisation des fourrages à Arvalis. Ce sont les critères d’ingestion et de GMQ (gain moyen quotidien) qui impactent le plus le coût des kilos produits. « L’indice de consommation est deux fois moins bon en fin d’engraissement », précise le spécialiste.

Choix de la ration

Indice de consommation

En ration sèche, le coût alimentaire peut vite être trop élevé en fin d’engraissement, car l’indice de consommation se dégrade plus vite que pour les autres rations, et son coût de fabrication est élevé. « L’intérêt d’alourdir est rarement avéré en ration sèche, mais ce type d’alimentation est souvent choisi pour sa facilité d’utilisation », concède Alexis Ferard.

Sur la ferme France, on peut estimer de 20 à 30 %, le nombre d’ateliers d’engraissement (spécialisé ou naisseur engraisseur) qui travaillent en ration sèche. Une ration à base de maïs ensilage et de concentré (40 à 50 % des cas) est plus économique et moins concurrentielle avec les cultures de vente. En revanche, elle nécessite l’utilisation d’un outil pour la distribuer, une mélangeuse ou une pailleuse distributrice, par exemple.

Solution intermédiaire

Les rations à base d’herbe enrubannée et concentré sont présentes dans 10 à 20 % des ateliers, surtout dans le centre de la France, une région qui s’y prête bien.

Ce type de ration offre de valoriser les surfaces en herbe, et limite la consommation de céréales par rapport à une ration sèche, tout en conservant de très bonnes performances de croissance.

Les autres frais fixes

À ne pas oublier

Le calcul de la marge sur coût alimentaire ne prend pas en compte les frais vétérinaires, la rémunération du travail de l’exploitant, l’amortissement du bâtiment ou la mécanisation. La marge sur coûts journaliers doit être assez élevée pour couvrir les autres frais fixes, qui diffèrent en fonction de chaque exploitation.