Comment estimer ses frais de livraison ? 

Alors que les demandes de livraison à domicile augmentent, trop souvent, les producteurs ne comptent pas le temps nécessaire à ce service et oublient le vrai coût du transport. Avant de se lancer, il faut anticiper les moyens humains et matériels.

Le logiciel gratuit www.logicout.fr estime le coût réel d’un aller-retour chez un client, ou d’un circuit avec plusieurs points de livraison. Sont comptabilisés le prix de revient kilométrique du véhicule utilisé, le temps passé à sa conduite, ainsi qu’à la prise de commande, sa préparation, son conditionnement, la facturation… Les agriculteurs s’aperçoivent souvent que leurs frais sont sous-estimés.

Comment appliquer ce coût au client ?

Pour une tournée constituée de particuliers avec des paniers comparables, mieux vaut appliquer le même coût fixe par panier pour tous, afin de le répartir sur tout le monde. Si dans la tournée il y a un plus gros client, une cantine par exemple, il peut être judicieux de lui appliquer un pourcentage du montant de la commande. Il faut rester équitable.

Parfois, le coût réel de la livraison chez le client peut être dissuasif. Le niveau de frais acceptable pour ce dernier doit aussi être pris en compte. Chercher à réduire ses frais est une solution pour ne pas le perdre.

Alors, comment les réduire ?

La meilleure logistique est souvent celle qui prend le moins de temps. La première solution est donc d’optimiser ses livraisons en organisant ses tournées pour en réduire le kilométrage et le temps passé sur la route.

Développer des tournées communes réduit les coûts et fait gagner du temps. Des sites et des applications existent pour trouver des partenaires et organiser des colivraisons sur un même circuit, à la façon de blablacar : lacharette.org, lechemindesmures.fr, etc.

Les producteurs peuvent se rapprocher de leur chambre d’agriculture pour l’accompagnement relatif à la logistique, notamment la mise en relation avec des transporteurs.

Propos recueillis

par Florence Melix

Éric Ruiz,

conseiller diversification et filières

à la chambre d’agriculture de région

Île-de-France