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Dossier 4. Le bon compromis

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Réservoirs. Le réservoir de GNR, d’un côté,

La 4080 T offre une bonne hauteur de levage et des capacités dans la moyenne. Au travail, la vitesse est limitée à 7 km/h. La cabine est confortable, mais étroite.

Weidemann fait partie du groupe allemand Wacker Neuson, spécialisé dans le matériel de BTP. La marque Weidemann est destinée au marché agricole. La 4080 T est la petite sœur de la 5080 T. Cette dernière, la plus grosse de la gamme, se différencie simplement par un ajout de masses sur l’arrière de la chargeuse.

Flèche et hydraulique

La 4080 T bénéficie de la hauteur de levage la plus élevée du test, soit 5,12 mètres. À cette hauteur, la capacité de levage est de 2 200 kg, au-dessus de la moyenne. Flèche rentrée, la hauteur est de 4,01 m. La 4080 est également la plus importante du test, équivalente à la Schäffer. Lors des travaux de chargement, elle pèche par son angle de bennage, qui est seulement de 27 °. Cependant, cet angle n’a pas posé de problème pour remplir une benne. La force d’arrachement est de 3 350 kg. Elle s’explique par une cinématique en « Z ». Le gros fût du vérin pousse sur la bielle pour le cavage.

Le parallélogramme hydraulique est plus précis avec le godet qu’avec les fourches à palettes. Il est de - 3,5 degrés avec les palettes, contre seulement - 2 degrés avec le godet. Notons que cette valeur reste très respectable. Une fois le godet en hauteur, le cavage est limité, afin d’éviter toute chute sur la cabine, ce qui est très sécurisant.

En option, le débit hydraulique est fourni par une pompe de 150 l/min, et 100 l/min en standard. Au banc de mesure du débit à la troisième fonction, la Weidemann offre le meilleur débit du test, soit 137 l/min, fourni par une pompe de 150 l/min.

La suspension de flèche offre trois positions : off, flottante et active. Lorsqu’elle est active, elle travaille de 0 à 30 km/h. N’étant pas automatique, elle ne se verrouille pas à basse vitesse pour la manutention.

Moteur et transmission

La chargeuse est motorisée par un bloc 4 cylindres Perkins de 102 ch. En option, Weidemann propose une motorisation de 117 ch. Le bloc de 3,4 litres répond à la norme antipollution Tier 4 i grâce à un DOC, un FAP et une vanne EGR. Quant à la régénération du FAP, il est possible de la court-circuiter trois fois avant d’être obligé de la réaliser.

Le moteur est monté en position longitudinale. Il entraîne une transmission hydrostatique Bosch Rexroth. La force de poussée est faible par rapport à celle de ses concurrentes. Elle atteint 4,7 tonnes. Une pompe à engrenage est réservée pour la direction à un vérin unique. La chargeuse repose sur deux ponts ZF.

Conduite et manutention

La prise en main de la 4080T est rapide. Le joystick est simple et solidaire du siège. L’accoudoir suit les mouvements de la suspension du siège. De nombreuses fonctions sont gérées avec le joystick : inverseur, gamme lièvre-tortue, sortie de la flèche télescopique, blocage de différentiel, 3e fonction. Nous regrettons que les boutons ne soient pas plus personnalisés pour chaque fonction dans le but de ne pas confondre les commandes dans la précipitation.

La 4080 T est maniable. Le petit volant constitue un atout lors des manœuvres au chargement ou dans les bâtiments. Elle est, en outre, dotée du meilleur rayon de braquage. En gamme tortue, la vitesse est limitée à 7 km/h. Il faut repasser en lièvre pour passer d’un bâtiment à un autre, c’est assez frustrant. Sur la route, la taille du volant est moins appréciable, surtout à 29 km/h pour garder le cap.

Derrière le joystick, un bouton active le blocage de différentiel. Lors de notre test de chargement de terre, nous avons jugé cette fonction très utile et facile à utiliser. Elle bloque le différentiel du pont avant à 100 %. Ce blocage rajoute de l’adhérence pour la poussée dans le tas. Lors du chargement de terre et de gravats, à performance équivalente, la 4080 T était gourmande en GNR : 9,7 l/h, contre 6,6 l/h pour la plus sobre (Weycor).

Pour décrocher l’outil, un bouton en cabine supprime la pression dans le circuit hydraulique auxiliaire. Cette fonction rend la manipulation moins contraignante.

La 4080 T ne se démarque pas par rapport à une autre machine. Elle fait le boulot sans prétention.

Le récap
Les points positifs
  • Prise en main et conduite

  • Débit hydraulique

  • Nombreuses fonctions au joystick

Les points négatifs
  • Vitesse maxi limitée en « tortue »

  • Faible angle de bennage-cavage

  • Consommation

Une cabine étroite avec un agencement simple

La cabine de la 4080 T est étroite et peu profonde. Elle compte six montants. L’intérieur est simple, sans superflu. Le chauffeur prend place sur un siège pneumatique Grammer, très confortable. Celui-ci est pourvu d’un long dossier et d’un appui-tête. La console de droite est solidaire du siège. Elle accueille le joystick et des commandes comme la mise en position flottante de la flèche. Elles tombent sous la main. La visibilité générale est bonne. Dommage qu’un radiateur hydraulique soit placé à gauche de la flèche. Il perturbe le champ de vision au chargement. Le volant est réglable par une poignée dissimulée dans le soufflet. La colonne de direction est entourée d’un large habitacle en plastique. En son centre prend place un petit tableau de bord, doté d’un écran digital, qui reste néanmoins lisible. Autour du tableau de bord se trouvent des bouches d’aération, des boutons pour les phares et la ventilation. Côté rangement, un box fermé prend place à gauche du chauffeur.

Fiche Technique

    Moteur : 102 ch

    Hauteur de levage maximale : 5,12 m

    Capacité de levage maximale : 4 800 kg

    Capacité braqué à fond : 3 000 kg

    Capacité de traction : 4,7 t

    Consommation à performance équivalente : 9,7 l/h

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Cet article est paru dans La France Agricole

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