La consommation de volailles reste dynamique, mais elle est moins diversifiée : elle progresse en poulet mais recule en dinde, canard et pintade. Alors que les volumes globaux augmentent, les achats des ménages diminuent, suggérant une part plus importante de la restauration hors domicile. Or, cette dernière s’approvisionne en majorité hors des frontières. Résultat, 44 % des poulets mangés en France sont achetés à l’étranger.

Conséquence : les importations augmentent, notamment venant de Pologne (+ 18,5 %), désormais le premier exportateur européen, devant les Pays-Bas. Les volumes venant des pays tiers se sont fortement réduits (-12,5 %), surtout depuis le Brésil.

Les exportations, toutes volailles confondues, sont stables en volume sur neuf mois par rapport à 2016, mais le poulet ne tire plus la filière : les expéditions reculent de 4,1 %, en raison de la baisse des ventes de poulets entiers congelés vers le Proche et Moyen-Orient. Ce produit n’est plus compétitif face aux produits polonais ou ukrainien. En revanche, l’export de dinde est en hausse vers l’Allemagne et les Pays-Bas.

Résultat, le déficit commercia l en viandes de volailles se creuse d’année en année. Pour les neuf premiers mois de 2017, il s’établit à - 201 millions d’euros et - 61 000 tonnes équivalent carcasse (tec), un recul de 37 M€ par rapport à 2016.

Les abattages sont en recul (- 1,2 % sur neuf mois). Seul le poulet progresse de 2,6 % (790 000 tec), tandis que les autres espèces sont en repli, comme les dindes (- 15 000 tec, soit -5,5 %) et les canards gras (- 13 000 tec, soit - 18,6 %).

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