Bien que dynamique, la production française ne suffit pas à freiner les importations.

Les abattages de volailles toutes espèces confondues progressent (+ 5,3 %) de janvier à septembre 2018, tirés par le poulet (+ 3 %) et le canard gras (+ 56 %) qui revient à son niveau de 2016, après les épisodes de grippe aviaire de 2017. En poulet, les pertes de marché à l’export de poulet léger vers les pays du Proche et Moyen-Orient, et l’orientation du marché français vers plus de production de découpes ont contribué à une augmentation du poids moyen du poulet de chair en France (de 1,84 kg en 2012 à 1,99 kg éq. tête en 2017), analyse l’Itavi.

Les exportations totales de volailles sont en repli (- 0,2 %), pénalisées par le poulet grand export (- 15 %). Elles progressent à destination de l’UE, surtout sur des découpes fraîches.

Les importations de volailles sont en hausse en provenance de Pologne (+ 17,8 %) et de Belgique (+ 8 %).

Elles se sont réduites depuis le Brésil en lien avec le scandale sanitaire, mais sont importantes en provenance d’Ukraine (+ 16 %) et de Thaïlande.

La consommation confirme sa progression cette année, portée par le poulet et le canard. Les Français se tourneraient de plus en plus vers une consommation hors domicile.