Comme un air de déjà-vu ! L’Andex de Vicon est le petit frère des Kubota et Kverneland, inscrits également à notre test. Cet andaineur représente l’entrée de gamme CompactLine dans l’offre des doubles rotors centraux de Vicon.

Châssis et cinématique

L’Andex dispose d’une structure en croix, avec une poutre principale de 100 × 200, et deux bras latéraux de 140 × 90. Toute la ligne cinématique, placée sous les poutres, est apparente, y compris sur les côtés. Sur la bascule, le Vicon affiche un poids de 3,4 tonnes, ce qui est l’un des plus élevés du test. Un résultat étonnant car la machine ne paraît pas massive.

La particularité du châssis de l’Andex est qu’il assure la suspension grâce à la déformation des poutres latérales. C’est le système TerraLink Quattro. La face inférieure des bras dispose d’ouvertures qui absorbent les vibrations avant qu’elles ne parviennent au rotor. Les bras autorisent aussi une certaine torsion.

Rotors

Notre Andex est équipé du rotor standard d’entrée de gamme, avec des cames, roulements et supports de dents à bain d’huile. Le niveau d’huile se contrôle depuis l’extérieur de la machine. Pour remplacer un bras en cas de casse, il faut vidanger le rotor et l’ouvrir, ce qui implique une immobilisation du chantier.

Chaque rotor est garni de onze bras. La particularité de notre version Hydro est qu’aucun bras porte-dents n’est démontable, puisque la mise en position de transport se gère au niveau de l’essieu arrière. Le bras est coudé en amont de la fourche. Les dents sont montées directement autour du tube mais ne bénéficient pas d’un système antiperte en cas de casse. Leur forme est spécifique au groupe Kverneland, avec des peignes serrés et décalés.

Le rotor repose sur un chariot doté de deux roues simples à l’arrière et d’une double roue à l’avant. Cette dernière est libre en rotation.

Réglages

L’angle d’attaque des dents se modifie au niveau des deux roues arrière du rotor. Nous déplaçons le boulon qui tient la roue dans l’un des cinq trous disponibles pour obtenir le bon piquage. La hauteur de travail se règle avec une manivelle. Contrairement aux concurrents, la manivelle n’agit pas sur une crémaillère mais sur un pas de vis. Cette solution offre plus de précision mais nécessite un effort important pour faire varier la hauteur. En outre, la réglette placée autour de la manivelle est assez approximative.

Au travail

En arrivant au champ, nous déplions l’Andex grâce au boîtier en cabine. Ce dernier regroupe de nombreux réglages, comme le repliage et la mise en position de bordures pour les deux côtés. Sa manipulation est simple et nous apprécions le schéma clair qui évite les erreurs. Une cordelette libère le verrou. Toujours avec le boîtier, nous sélectionnons la variation de la largeur, puis actionnons le distributeur qui pilote les vérins d’allongement des bras. Une réglette sur la poutre permet de suivre la variation de la largeur et d’éviter de choisir une position trop rapprochée des rotors pour les passages d’andains. L’Andex ratisse sur une largeur comprise entre 6,30 et 7,40 m. Il effectue un travail de qualité sur terrain plat et un peu moins régulier dans les quelques parties accidentées.

Entretien et remisage

La mise en position de transport est très rapide, puisque l’Andex dans cette version Hydro dispose de vérins dans les roues, qui abaissent le châssis. En cabine, nous utilisons le boîtier électrique pour sélectionner la position « essieu », puis actionnons le distributeur pour atteindre la hauteur de transport. Les vérins offrent un débattement de 45 cm, qui passe la hauteur de transport à 3,60 mètres, sans démonter les bras.

Particularité. Notre Andex est en version Hydro, c’est-à-dire avec des vérins au niveau des roues de transport.
Suspension. Elle est assurée par les poutres ajourées qui se déforment. C’est le système TerraLink Quattro.
Hauteur. Cette manivelle actionne une vis qui fait varier la hauteur du rotor. La réglette située au bout de la manivelle est moins précise que les réglages offerts par la vis.
Fixes. Les bras sont légèrement coudés. Ils ne sont pas démontables sur la version Hydro car la hauteur de transport est gérée au niveau des roues de transport.
Commande. Afin de limiter le nombre de distributeurs hydrauliques, ce boîtier électrique commute différentes fonctions, dont l’essieu et le dépliage.
Vérins. Grâce au vérin installé sur chaque support de roue, la hauteur du châssis diminue de 45 cm, pour atteindre la position de transport.
Le récap
Les points positifs
  • Outil simple.

  • Mise en position de transport rapide, avec roues hydrauliques.

  • Instructions claires sur le boîtier.

Les points négatifs
  • Réglage de la profondeur.

  • Démontage des bras.

  • Chemin de cames à bain d’huile.