Sarah Le Coq a été contactée par la SNCF, en 2010, pour vendre en gare ses fruits et légumes cultivés sur plus de 5 ha (dont un hectare en bio) sur l'EARL de la ferme du Beauvoyer, à Rosny-sur-Seine, dans les Yvelines.

L'opération, lancée par la chambre d'agriculture et Transilien (SNCF en Ile-de-France), nommée « Paniers fraîcheurs », permet de vendre ses produits sans intermédiaire dans des gares proches.

Sarah a signé un contrat avec chaque gare pour 300 euros l'emplacement à l'année, sans électricité.

« Ce type de vente nous intéressait car nous avions trop de production pour notre boutique, jusqu'à présent notre seul mode de commercialisation », constate Sarah.

Asperges et fraises et tête, elle propose près de 40 espèces (chacune pouvant comporter plusieurs variétés) une fois par semaine dans des paniers fraîcheurs aux usagers des gares de Triel-sur-Seine et de Verneuil-sur-Seine.

Le prix est fixé à 10 euros pour environ 4,5 kg de marchandise et à 15 euros pour près de 6 kg. Il y a au minimum six types de produits dans les paniers mais cela peut aller jusqu'à dix en saison.

« Afin de ne pas perdre de clients, j'apporte des légumes en plus pour d'éventuels échanges, ajoute Sarah. Je ne veux toutefois pas les habituer à être servis comme au supermarché. Il est important qu'ils comprennent aussi qu'il y a moins de diversité en hiver. »

« Les paniers fraîcheurs nous permettent de toucher une clientèle qui ne vient pas à la ferme. Avec 12 à 14 paniers par gare en hiver et jusqu'à 40 en été, cela représente un revenu équivalent à une deuxième boutique », souligne Sarah, qui souhaiterait notamment étendre cette opération à la gare de Rosny-sur-Seine, où se situe l'EARL. (Céline Fricotté)

« La Ruche qui dit oui ! » 

« La Ruche qui dit oui ! » cache une plate-forme internet créée à la fin de 2010, grâce à laquelle les consommateurs se constituent en collectifs, ou « ruches », afin de passer des commandes groupées à des producteurs, une fois par semaine ou tous les quinze jours.

Le concept ressemble à une Amap mais là, le consommateur compose lui-même son panier avec les 150 produits proposés en moyenne (fruits et légumes, viande, lait, fromages, pain, soupes, bières...).

Une fois la commande payée en ligne, le client récupère son panier sur un lieu de distribution, dans une plage horaire fixe.

Le réseau compte aujourd'hui 35 « ruches » en activité et une quinzaine devraient encore s'ouvrir d'ici à la fin de mars. L'intérêt pour l'agriculteur est qu'il connaît d'avance la marchandise qu'il va commercialiser, et le temps de distribution est moins important que sur un marché classique.

C'est lui qui fixe le prix des produits ainsi que le montant minimum de commande. Il reverse 10 % de son prix de vente au responsable de la ruche et 10 % au réseau national. (Isabelle Escoffier)

(publié le 24 février 2012)