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Dossier Une conduite plaisante mais gourmande

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Valtra a redessiné sa cabine, et c’est réussi ! L’habitacle est soigné et beaucoup moins rustique que l’ancien. Au banc des performances, le T reste dans la moyenne.

Cabine, châssis et pont avant sont les grandes évolutions de la série T4. Quant au moteur, à la transmission et l’arrière du tracteur, ils sont communs aux anciens modèles. Le nouveau design du tracteur loge les organes nécessaires pour répondre à la norme Tier 4 final.

8/10 Moteur

Le T214 est motorisé par un bloc maison Agco Power de 7,4 l. C’est le plus gros du test. Valtra monte cette cylindrée à partir du T174 (170 ch). Le moteur utilise uniquement le SCR associé à un catalyseur (Doc), sans filtre à particules. Au ralenti, il tourne à 700 tr/min. Une fois le frein de parc désactivé, il monte à 850 tr/min. La puissance maximale atteint 212 ch avec le boost. La consommation est de 239 g/kWh, auxquels s’ajoutent 20 g/kWh d’adBlue. Le T est le plus gourmand en GNR. Il est en dessous de la moyenne en AdBlue. Ce dernier représente 8,3 % de la consommation de GNR. Le coût par kWh est de 13,7 ct, soit 3,6 % de plus que la moyenne du test. En cabine, l’information du régime s’affiche au tableau de bord (aiguille) et sur l’écran (digital). Un régime est mémorisable depuis l’accoudoir. Un appui long valide la mémorisation et un court la rappelle.

6/10 Transmission

Valtra propose sa propre transmission CVT nommée « Direct ». Elle est dotée de 4 plages : A de 0 à 8, B de 0 à 17, C de 0 à 27 et D de 0 à 43 km/h. La conduite se gère à l’aide du petit levier orange sur l’accoudoir. Le passage d’une plage à l’autre est réalisé à l’aide des boutons + et -. Plus on pousse le levier, plus le tracteur avance. À l’inverse, plus on le tire et plus il ralentit, idem en marche arrière. Le levier bascule à droite, pour passer en mode conduite au pied. La conduite est agréable et plus intuitive que l’ancien levier dissimulé sur le flanc de l’accoudoir. Deux vitesses cibles sont mémorisables depuis l’accoudoir, Cruise 1 et 2. Un appui long valide la vitesse cible. La vitesse enregistrée est ajustable en continu grâce à une molette astucieusement placée au pied du petit levier. La vitesse choisie s’affiche dans le montant droit. Quelques clics suffisent pour modifier l’agressivité de la transmission dans le terminal. Là, plusieurs réglages sont disponibles, comme la réactivité de l’inverseur, l’activation du passage auto de C à D. Sur la console, deux molettes permettent d’ajuster la proportionnalité marche avant/arrière et la tolérance de chute de régime. La chute minimale est de 2 % (PDF), au milieu 15 % et au maximum 32 % (transport). L’inversion du sens de marche se gère uniquement au volant.

7/10 Relevage

De catégorie 3, il est doté de deux chandelles réglables et deux stabilisateurs à trous. La capacité de levage est de 8,1 tonnes, en dessous de la moyenne. En cabine, la montée/descente se gère du pouce sur l’accoudoir. Le bouton « AutoControl » offre une position neutre, au centre, qui stoppe le relevage. La molette de terrage est située dans le renfoncement de l’accoudoir. L’information sur le réglage s’affiche instantanément au terminal. Les commandes auxiliaires (vitesse, contrôle effort/position, butée…) sont regroupées sur la console. Enfin, un interrupteur facilite l’attelage de l’outil avec précision. Le relevage avant est intégré au châssis. Il se gère via le levier en croix sur l’accoudoir.

8/10 Hydraulique

Le réservoir d’huile hydraulique est séparé de la transmission. Il contient 67 l, dont 47 sont exportables. Au banc, la pompe hydraulique fournit 165 l/min. En cabine, les quatre distributeurs sont pilotés à l’aide d’un levier en croix (1 et 2) et deux finger tip (3 et 4). Ils sont positionnés sur l’accoudoir. Tous sont dotés d’une position flottante. Notons qu’une commande sur la console de droite est réservée au troisième point hydraulique. Lors de l’attelage, pas besoin de chercher sur quel distributeur il est branché. Sous le terminal, deux molettes offrent plusieurs sélections. La première bascule le choix de pilotage du levier en croix : distributeurs avant ou arrière ou les deux cumulés. La seconde donne la possibilité de paramétrer trois configurations différentes de tous les distributeurs (débit, temporisation, flottant…). Un bouton verrouille l’intégralité des distributeurs. Pour les réglages plus précis, il faut se rendre dans le terminal. À l’arrière du tracteur, le troisième point ne pénalise pas un distributeur : il y en a bien 4 disponibles. Le T en propose aussi un à l’avant avec le relevage. Le bloc arrière est réparti à gauche du troisième point, sans code couleur. Deux distributeurs sont commandés depuis l’extérieur.

7/10 Prise de force

Trois régimes sont disponibles : 540 E 1 000 et 1 000 E. Le choix s’effectue aisément via une molette sur la console. L’activation se fait sur l’accoudoir. En mode auto, Valtra a revu son système. Le réenclenchement est désormais automatique. Par contre, elle se désenclenche trop tard, lorsque le relevage est levé à 90 %. Ce réglage est d’usine et non modifiable en cabine.

9/10 Ponts

Les commandes des 4 RM et le blocage bénéficient chacune d’un interrupteur à trois positions : désactivée, auto et forcée. La capacité de charge du T214 est bonne. Elle est de 5,5 t, pour un PTAC de 13,5 t. Le diamètre de braquage est de 12 m, juste dans la moyenne.

8/10 Confort de conduite

La conduite est souple et la direction précise. Le tracteur repose sur un pont avant et une cabine à suspension pneumatique. On regrette le niveau sonore élevé en cabine, qui est le plus important du test, avec 79 dB.

Le récap
Les points positifs
  • Cabine spacieuse.

  • Grand confort sur la route.

  • Poste inversé.

  • Pas de gros point faible au banc d’essai.

Les points négatifs
  • Quatre plages sur la transmission.

  • Pas de levier multifonction.

  • Le petit terminal n’est pas Isobus.

  • Le plus bruyant du test en cabine.

7/10 En Cabine, Une console de droite plus claire mais toujours pas de terminal tactile

Il était temps ! Il aura fallu attendre la quatrième génération pour voir arriver une nouvelle cabine. Et, avouons-le, elle est plutôt réussie. Le gros plafonnier encombrant est remplacé par un toit ouvrant vitré qui apporte de la lumière. L’atmosphère intérieure est agréable, avec une couleur grise. Elle fait ressortir le visuel des commandes. Sa structure est à cinq montants. L’accessibilité est facilitée par trois marchepieds bien espacés. Ils limitent surtout les chutes lors de la descente. Par sa structure, il n’y a qu’une seule porte. La cabine mesure 158 cm de long et 153 cm de large. À l’intérieur, peu de grands changements au niveau de la forme de l’accoudoir et du tableau de bord. L’inverseur au volant est conservé tout comme l’affichage de la transmission dans le montant droit.

La console de droite est complètement revue. Les commandes sont mieux regroupées par catégorie. Les leviers de prise de force sont remplacés par une molette de sélection des régimes. Cette sobriété a permis au constructeur de libérer de la place pour un rangement derrière la console.

Sur l’accoudoir, la transmission se gère à l’aide d’un petit levier orange. Il est très ergonomique. Une poignée intégrée sur le flanc de la structure de l’accoudoir rend les manipulations des distributeurs ou encore de la molette de terrage plus précis. À l’extrémité de l’accoudoir prend place le petit terminal de 4,5’’ qui équipait déjà les T3. Non tactile, il se gère via une palette de touches. Il intègre les différents réglages de la transmission et du tracteur. L’accoudoir est solidaire du siège du chauffeur. Il est réglable horizontalement (d’avant en arrière).

Les commandes de phares de travail sont regroupées sur le côté, dans le plafonnier. Une barre sur la droite de la cabine facilite la fixation des écrans supplémentaires. Quant aux rangements, la cabine du T4 en est bien équipée. Il y a beaucoup de place derrière le siège. Cela s’explique par l’option poste inversé.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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