De gauche à droite

1. Deutz-Fahr Agrotron K 430. Il possède une bonne ergonomie de cabine et une capacité de relevage très généreuse.

2. Valtra N 121 Advance. Il est doté d'une capacité de relevage et d'une puisssance hydraulique impressionnantes.

3. New holland T 6040 Elite. Son moteur puissant résiste sans difficulté à l'augmentation de la charge.

4. John Deere 6430 Premium. Sa cabine est la plus agréable à vivre, avec une console dépouillée et de grandes vitres.

5. Massey Ferguson 6470 Dyna-6. Il est le plus performant en traction pure.

6. Fendt 412 Vario. Sa transmission à variation continue le place en tête de l'essai au classement général.

7. Claas Arion 530. Son accoudoir multifonction est le plus ergonomique de l'essai.

Tous les tracteurs ont bénéficié d'une remise à niveau récente avec le passage à la norme Tier 3. Il y a donc peu d'écarts de technologie entre les concurrents, les différences étant plutôt liées à un choix de niveau d'équipement du constructeur. Comme toujours, le tracteur parfait n'existe pas et chacun comporte des atouts et des défauts.

Les prix des versions françaises ne sont pas connus mais les tarifs annoncés par les filiales allemandes donnent un ordre d'idée. Le Deutz-Fahr, le New Holland et le Valtra sont les moins chers, avec un prix inférieur à 93 000 euros dans cette configuration. Le Fendt s'avère le plus coûteux, avec un tarif non négocié autour de 110 000 euros.

Cabine: la sérénité du John Deere

La cabine la plus spacieuse reste celle du New Holland, tandis que le Fendt possède la plus exiguë. La cabine du John Deere n'est pas la plus grande mais elle optimise le mieux la place. Deux adultes tiennent confortablement à bord et la grande surface vitrée contribue à donner une grande impression d'espace. L'absence d'accoudoir multifonction peut rebuter les chauffeurs qui préfèrent tout avoir sous la main. Ceux-là se sentiront plus à l'aise à bord du Claas, qui possède la meilleure configuration d'accoudoir.

Bruit et confort de conduite: souplesse du Fendt

Que ce soit de façon subjective ou avec les mesures de la DLG, le Fendt s'est montré le moins bruyant à la prise de force et en traction. Il est suivi par le Claas et le Deere. Les rugissements du moteur pénalisent le Deutz-Fahr tandis que le Massey Ferguson souffre d'un bruit persistant à un régime intermédiaire. Les mesures de la DLG indiquent que le Deutz-Fahr est le plus bruyant.

Equipé d'un pont avant SuperSteer qui diminue le rayon de braquage, le New Holland ne bénéficie pas d'un pont avant suspendu. C'est le seul tracteur de l'essai dépourvu de cet élément de confort. C'est aussi logiquement le seul à avoir été secoué sur la route avec la remorque. Parmi tous les autres tracteurs, la meilleure combinaison entre la suspension de cabine et l'amortissement du pont avant est celle du Fendt et du John Deere.

Moteur: la puissance du Claas et du New Holland

Les moteur Tier 3 de l'essai sont tous équipés d'une rampe d'injection. Les Deutz, Deere, Massey et New Holland bénéficient d'un Boost qui augmente la puissance jusqu'à 140 ch sur le papier. Même sans le Boost, tous les moteurs montrent une bonne montée de puissance lorsque le régime de travail est inférieur au régime nominal. Tous résistent aussi très bien à la charge. Le Claas et le Deere ont un moteur à couple quasiment constant de 1 800 à 1 000 tr/min. Le moteur du Fendt et celui du Valtra sont impossibles à caler grâce respectivement à la variation continue et au coupleur.

Transmission: polyvalence de la Vario

Dans cette catégorie de puissance, la boîte semi-powershift munie de plus ou moins d'automatismes est la solution le plus souvent retenue par les tractoristes. Massey Ferguson et Claas utilisent la même transmission Gima et proposent six rapports sous charge. New Holland et Deere offrent quatre vitesses powershift tandis que Deutz-Fahr et Valtra se limitent à trois. Chaque tracteur est capable d'automatiser le passage des rapports sous charge en fonction de la charge. Dans la plupart des cas, le chauffeur choisit entre le mode économie, qui passe le rapport privilégiant le plus faible régime, et le mode puissance, qui vise à travailler à un régime soutenu. La programmation est plus ou moins simple selon les marques.

Fendt est un cas à part puisqu'il est le seul à proposer une transmission à variation continue en standard. Dans cette catégorie de puissance, John Deere, Deutz-Fahr et Valtra proposent aussi cette solution en option. Le programme TMS fait communiquer directement la transmission avec le moteur, ce qui permet au chauffeur qui le souhaite de s'affranchir du réglage du régime moteur et de la boîte. Cette transmission offre tout un panel de possibilités dont l'exploitation complète demande un minimum de maîtrise du terminal Vario et quelques heures de pratique. Pour les travaux courants d'un élevage, cette boîte Vario est un peu trop sophistiquée.

Relevage: la force du Valtra

Tous les modèles sont équipés d'un système de contrôle électronique par les bras inférieurs. Ils proposent aussi un dispositif de contrôle d'effort standard. Du côté des performances, le Valtra délivre une force de relevage nettement supérieure à la moyenne, tandis que le John Deere occupe la dernière marche avec seulement 4,5 tonnes. Le Valtra offre également la plus grande course.

Hydraulique: de la réserve sur le Valtra

Le circuit load-sensing devient incontournable sur ce type de tracteur, même si certains le proposent toujours en option. L'équipement standard comporte quatre distributeurs, Claas et Valtra étant les seuls à en offrir six. Le débit et la temporisation se règlent généralement sur l'ordinateur de bord, souvent dans les deux directions. Le Valtra offre la plus grande puissance hydraulique ainsi que le plus gros débit, avec 126 l/min.

Prise de force: complet sur le Fendt

Claas, Deutz-Fahr et Massey Ferguson proposent les quatre régimes classiques, tandis que Valtra se limite à deux. Fendt offre les commandes les plus agréables, avec une sélection du régime et de l'engagement par touche sensitive. Tous les tracteurs peuvent lier le désengagement de la prise de force à la position des bras de relevage.