Depuis janvier 2018, la réglementation française concernant les véhicules agraires évolue régulièrement afin d’améliorer la sécurité pour le chauffeur et les autres usagers de la route.

La norme qui impacte le plus les agriculteurs est celle qui concerne le freinage. Tous les tractoristes doivent proposer une double ligne depuis début 2018. Pour les outils attelés comme les remorques, la date limite pour l’adoption de la double ligne est 2022. La plupart des constructeurs ont fait le choix de la double ligne pneumatique, qui est déjà présente sur les véhicules exportés en Allemagne. Mais la réglementation autorise aussi la double ligne hydraulique. Comme il s’agit d’une exception française, cette solution technique se trouve essentiellement sur les remorques produites dans l’Hexagone. Elle est généralement moins coûteuse que la solution pneumatique.

Barre anti-encastrement

Parmi les autres nouvelles obligations, l’homologation européenne impose la présence d’une barre anti-encastrement à l’arrière des véhicules agraires. Cette barre est obligatoire sur tous les véhicules remorqués, y compris les épandeurs à fumier. Une contrainte en dépit du bon sens à laquelle les constructeurs concernés ont peu de réponses techniques.

Du côté des porte-caissons, c’est le chauffeur que la nouvelle norme EN-1853 veut protéger en évitant une projection du bras dans la cabine en cas de surcharge. La norme impose donc une réduction des charges positives passant par l’anneau. Plusieurs constructeurs, à l’image de Rolland, ont choisi d’ajouter un troisième point hydraulique et une chaîne pour y répondre et sécuriser les manœuvres.

Attention au poids

Parmi les causes d’accident, la MSA pointe du doigt le chargement excessif des remorques. Un convoi ne doit jamais dépasser le PTAC et le poids total roulant autorisé (PTRA) inscrits sur la carte grise du tracteur. De plus, la charge par essieu ne doit pas dépasser 13 t et le report de charge sur le piton d’attelage est limité à 3 t. L’amende en cas de dépassement du PTAC va de 135 à 1 500 €, en fonction de la surcharge constatée.

Sur les porte-caissons, il est désormais obligatoire de monter un dispositif qui réduit les charges positives passant par l’anneau. © C. Le Gall