Si la normande a le potentiel pour durer avec sa « capacité naturelle » à conserver de l’état, « beaucoup d’éleveurs ne l’exploitent pas au maximum car la bonne valorisation bouchère génère un revenu intéressant », explique Jean-Christophe Boittin, responsable de l’offre normande chez Évolution.

Si le débouché viande est insuffisant ou que la main-d’œuvre et le foncier font défaut, « alors il est intéressant de travailler la longévité. » Dès lors, un système herbager avec une productivité contenue semble favorable.

Le cap des 100 000 kg reste assez rare. « La matière utile intéresse davantage », confie le spécialiste. L’index longévité pèse pour 6 % dans l’ISU de la race.

Mères et filles

Marie-Hélène et Gratien Allix élèvent 140 vaches de races normande et brune, à Carantilly, dans la Manche. « Voir se côtoyer mères, filles et petites-filles est un aboutissement, estime l’éleveuse. Sur une bonne souche génétique, avoir le maximum de produits ne peut être que bénéfique. » Mais pas question de faire le « veau de trop », pour ne pas entacher la valorisation bouchère. La sélection donne la priorité au format.

Sur l’élevage, toutes les génisses restent. « Les moins bonnes partent en réforme précoce ou sont croisées avec des taureaux allaitants. » L’âge moyen à la réforme est de 5 ans et 8 mois pour les normandes.