En théorie, n’importe quel pulvérisateur standard peut être équipé pour faire du traitement ciblé, à condition de disposer de buses adaptées. En effet, des buses classiques à membranes ne sont pas conçues pour encaisser des fermetures à répétition et elles vont goutter sur plusieurs mètres.

Il est indispensable de gérer la fermeture et l’ouverture avec des électrovannes pneumatiques. La solution la plus appropriée est l’emploi de buses à impulsion, dites PWM.

Travailler en bidose

Cette technologie repose sur l’utilisation d’un solénoïde monté sur chaque porte-buse. Il est chargé de contrôler l’ouverture et la fermeture selon une fréquence définie, entre 10 et 30 Hz selon les modèles. Cela signifie que la buse va être en mesure de se fermer et s’ouvrir toutes les 10 à 30 secondes. Le débit est modulé en faisant varier la durée d’ouverture de la buse. Au volant, le chauffeur ne s’occupe pas de cette fréquence et se contente de sélectionner la taille de goutte et le volume par hectare.

Contrairement aux buses classiques, la vitesse n’influence pas la pression sur les buses PWM, ce qui fait que la taille des goutelettes reste constante, quelle que soit la variation de l’allure.

Plusieurs solutions, dont le Sniper de Berthoud, proposent de travailler en bidose, c’est-à-dire en appliquant au choix une dose de fond ou une dose maximale en fonction du stade de développement de l’adventice détectée. Dans ce cas, il faut également s’équiper d’un dispositif de commutation automatique des buses.