Éviter les intrusions, identifier les auteurs de dégradations ou protéger les cuves de carburant : les caméras de surveillance pullulent dans les exploitations agricoles.

De la simple webcam jusqu’à la caméra de chasse à détecteur de mouvement et vision nocturne, toutes les technologies sont proposées, à tous les prix. Les solutions les plus simples, autour de 50 euros, se contentent de prendre des photos en cas d’intrusion et les stockent sur une carte SD placée sur l’appareil. Les caméras plus sophistiquées transmettent les images en temps réel sur votre tablette ou votre smartphone. Dans ce cas, il est indispensable d’avoir une connexion internet, soit par l’intermédiaire d’une carte Sim dans la caméra, soit avec le WiFi de l’exploitation, à condition que la box ou l’amplificateur de signal ne soient pas trop éloignés.

Pour les installations en hauteur ou de grande envergure, la caméra ne suffit pas. Dans la Beauce, plusieurs agriculteurs férus de technologie et de vidéo ont investi dans des drones grand public dont ils se servent également pour inspecter leurs installations de stockage.

Nouvelles règles pour les petits drones

Pour rester dans la catégorie dite « ouverte », c’est-à-dire piloter le drone sans autorisation, il est indispensable de voler à vue et à une hauteur maximale de 120 m. Pour un drone de moins de 900 g, aucune formation en centre DGAC n’est nécessaire. Toutefois, la nouvelle réglementation européenne, en vigueur depuis juillet 2020, impose de suivre une formation en ligne et de réussir un petit examen de 40 questions à choix multiples. Cette formation est gratuite. En outre, l’enregistrement du drone devient obligatoire s’il est équipé d’une caméra. Enfin, la vitesse maximale de l’aéronef doit être limitée à 19 m/s, ce qui est généralement le cas pour les engins dont le logiciel n’a pas été modifié.

Seuls les drones de moins de 250 g ne sont pas concernés par la formation en ligne, mais ces aéronefs sont trop légers pour évoluer en hauteur entre des bâtiments agricoles qui génèrent des courants d’air.

Détecter les anomalies

Le drone présente aussi un intérêt pour détecter des anomalies de fonctionnement sur les installations solaires. Armé d’une caméra thermique, il réalise une analyse thermographique de la toiture. Cette solution permet de détecter les points de chauffe, qui risquent à terme de provoquer un incendie. De plus, au-delà de 45°, il y a une perte significative de rendement de l’installation. De nombreux prestataires proposent désormais cette intervention.