Chaque année apporte son lot de nouveautés et de normes à intégrer sur les machines. Mise en place en janvier 2018, la réglementation européenne 167/2013 a transformé la cabine des tracteurs avec l’arrivée de rétroviseurs grand angle, y compris sur les modèles d’élevage. Mais c’est surtout du côté du freinage que les problèmes s’avèrent épineux pour les agriculteurs.

Deux solutions pour le freinage

En effet, il faudra désormais s’équiper d’une double ligne de freinage mais, en France, les utilisateurs auront la possibilité d’opter pour la solution pneumatique ou le circuit hydraulique. Bien entendu, les deux sont incompatibles, ce qui oblige chaque agriculteur à faire un choix pour l’ensemble de son parc, et pose un véritable casse-tête aux Cuma. Il est difficile, en effet, de sélectionner un épandeur à fumier pour dix exploitations et de faire consensus sur le dispositif de freinage.

Pour corser l’affaire, l’adaptation qui permet aujourd’hui de freiner un outil simple ligne avec un tracteur récent équipé d’une double ligne hydraulique sera bientôt interdite. Du côté des constructeurs d’équipements traînés, les solutions de freinage pneumatique sont déjà opérationnelles, puisqu’elles faisaient partie du catalogue pour l’export. En ce qui concerne le freinage hydraulique, quelques constructeurs ont présenté des remorques équipées d’un double circuit lors du Sima et des équipementiers comme Monroc proposent cette solution.

Un filtre supplémentaire

Côté moteur, on pensait souffler un peu après le passage à la norme antipollution Tier 4 final. C’était sans compter sur la norme Stage V, qui entre en vigueur en 2019 pour les moteurs de plus de 170 ch. Concrètement, il n’y a pas d’exigence supplémentaire sur la réduction des oxydes d’azote (NOx) mais une diminution des émissions de particules de 25 à seulement 15 mg/kWh. Pour y parvenir, la plupart des motoristes ajoutent un filtre à suie.