« La qualité du semis, c’est 80 % de la réussite de la culture, explique Paul Robert, dirigeant de Novalis Terra, société de conseil en nouvelles pratiques agronomiques. Dans certains cas, il ne faut pas être dogmatique : le labour permet d’aller récupérer un peu de sec au fond. »

Pour les adeptes des techniques culturales simplifiées, les semis d’automne ont été particulièrement compliqués, et le retour à la charrue pour garantir une bonne qualité de semis était dans beaucoup de cas à privilégier.

Cependant, les agriculteurs qui pratiquent le semis direct sous couvert végétal ont majoritairement réussi à implanter leurs cultures d’hiver comme d’habitude. « C’est là tout l’intérêt d’avoir un couvert vivant qui nous amène de la portance, améliore énormément l’infiltration et accélère le ressuyage de surface » précise le conseiller.

D’autres ont préféré ne pas labourer pour ne pas enfuir la MO de surface et déstructurer profondément leur sol. Ils n’ont pas semé pour attendre des conditions meilleures (semis sur gel ou culture de printemps).

Renaud d’Hardivilliers