Le service de remplacement a été créé pour que la pérennité des exploitations agricoles ne soit pas perturbée en l’absence de son responsable, en cas de maladie, de congés ou de prise de fonction à l’extérieur. Il est également intéressant pour les personnes qui souhaitent se former au métier d’agriculteur et il peut être l’occasion, pour un exploitant, de trouver son futur associé ou son repreneur.

Diversification des tâches

Benjamin Chouippe est installé comme chef d’exploitation aux Ventes-de-Bourse (Orne) depuis le 1er juillet dernier. Fils de militaires, il ne se destinait pas, dans un premier temps, au secteur agricole.

Après des études d’ingénieur en mécanique, il opère un virage professionnel. Il décide de préparer un BTS « production animale » en apprentissage et de travailler en parallèle pour le service de remplacement du département les week-ends. Une expérience formatrice et diversifiée, selon lui. « Je suis intervenu dans des exploitations laitières. J’ai également été chauffeur pour une Cuma. Être agent de remplacement donne la possibilité de rencontrer beaucoup d’agriculteurs. » C’est d’ailleurs grâce à ce dispositif que Benjamin a découvert David, son actuel associé, qui s’est, lui aussi, reconverti, après avoir été cuisinier.

Dans le Haut-Rhin, Baptiste Boegler, installé à Bischwihr, a également endossé le rôle d’agent de remplacement au sein d’une quinzaine de fermes. « Plusieurs exploitants chez lesquels je suis allé m’ont proposé de reprendre leur structure ou de m’associer », se remémore-t-il. Baptiste n’a pas donné suite à ces opportunités. Il a trouvé un projet qui lui correspondait davantage. « Cette pratique permet de se projeter dans les exploitations et de cerner si la manière de travailler nous correspond et si, sur le plan humain, une association est envisageable. »

Bertille Quantinet