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Dossier 3. Le bulldozer du test

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Arrachement. Comme pour de nombreux concurrents, le vérin de bennage/cavage est intégré dans la flèche. La T est dotée d’une impressionnante force d’arrachement de 5 t.

Au banc, la 8610 T survole le test de force de levage. La flèche, proche de la cabine, limite la portée avant. La cabine est confortable et les commandes sont regroupées.

Spécialiste du valet de ferme, le constructeur allemand n’est pas en reste avec une large gamme de chargeuses articulées télescopiques.

Schäffer fabrique cette gamme de produits depuis 1994. Il est ainsi l’un des premiers fabricants à proposer ce type de machine sur le marché de la manutention.

Flèche et hydraulique

Sur le papier, c’est la plus grosse machine du test. Elle affiche 400 kg de plus que ses concurrentes en poids à vide. Il en va de même en capacité de charge. Cette dernière s’est confirmée sur le terrain lors de nos travaux de manutention au godet dans la terre. La 8610 T est annoncée à 3,4 t. Au banc, la capacité de levage à 3 m, flèche rentrée, est mesurée à 4,8 t. La puissance hydraulique se ressent dans le joystick.

La cinématique en Z du bennage/cavage offre une force d’arrachement de 5 t, la plus élevée du test. Par contre, pour charger dans une benne, la portée avant de la flèche est la plus courte et il faut toujours utiliser le télescope pour vidanger le godet. Avec les fourches à palette, le parallélogramme s’est montré précis, avec seulement deux degrés négatifs de variation. Par contre, avec le godet, l’écart est de 3,5°. Schäffer propose la suspension de flèche en option.

Notre 8610 T est munie d’une pompe de 150 l/min. En standard, c’est une pompe de 100 l/min qui équipe la T. Le circuit hydraulique, fourni par Bucher, est à signal de charge. Le distributeur est de type « flow sharing » permettant plusieurs fonctions en même temps. La troisième fonction et le vérouillage hydraulique équipent la Schäffer. Cette manipulation nécessite l’appui d’un bouton au tableau de bord, qui est peu explicite. Au banc, elle débite 132 l/min, l’un des meilleurs résultats du test. Le bras et la flèche sont garantis sans entretien par le constructeur.

Moteur et transmission

Un bloc 4 cylindres Deutz de 3,6 l anime la T. D’une puissance de 102 ch, il répond à la norme Tier 4i grâce à un DOC et une vanne EGR. Monté en position longitudinale, le Deutz entraîne une transmission hydrostatique Bosch Rexroth. Elle compte deux gammes, lièvre et tortue, dont la vitesse maximale atteinte lors du test sur route est de 35 km/h. La force de poussée est de 6,4 t, soit l'une des plus élevées du test.

L’articulation est sans entretien, selon Schäffer. Les ponts ZF ont chacun une capacité statique de 11 t. L’oscillation pour le suivi des irrégularités du sol se fait sur l’essieu arrière. Le blocage de différentiel est automatique sur les deux ponts. Il est seulement de 45 % et à friction. Le châssis est conçu avec un acier de 20 mm d’épaisseur. À l’arrière, le faux châssis englobe le réservoir d’huile avec une épaisseur de 10 mm. En cas de problème sur la transmission, il suffit de démonter le siège conducteur.

Conduite/manutention

Pour démarrer la T, il faut appuyer fortement sur la pédale de frein, et tourner la clé. Cela évite à un enfant de démarrer la machine. Le joystick est confortable et solidaire de l’accoudoir du siège. C’est un vrai plus lors des travaux de manutention. Le bras reste toujours à la même hauteur et l’on maîtrise ainsi la conduite avec le joystick. L’inverseur se gère au pouce, tout comme la sortie de flèche. Les deux commandes sont dissociées par la forme des boutons.

Au chargement dans le tas de terre, la 8610 T est à l’aise, malgré un godet plus imposant que ses rivales. Elle est stable, même avec un gros godet bien rempli. Pour les gros travaux, il est possible de lester l’arrière de la chargeuse. La position de conduite est bonne, mais nous aurions apprécié que les deux pédales soient moins rapprochées de la colonne de direction. Les pédales reposent au sol. C’est confortable même après plusieurs heures.

La transmission est puissante. Elle est idéale pour tasser un silo d’ensilage. Par contre, au transport, elle a tendance à sauter et à se balancer d’avant en arrière. Cela nuit au confort de conduite. La 8610 T est plus à l’aise en chargement qu’en transport. C’est ce qu’on attend d’un tel matériel.

Le récap
Les points positifs
  • Capacité de levage et arrachement

  • Force de traction

  • Consommation à performance équivalente

Les points négatifs
  • Faible portée avant

  • Différentiel automatique à glissement limité à 45 %

  • Poignée d’accès en cabine

Une cabine sobre et confortable

L’accès en cabine se fait par de larges portes. Nous regrettons que les poignées soient trop petites. Une fois à bord, le volant est ajustable selon une grande amplitude. Le chauffeur prend place sur un siège à suspension pneumatique. Les coudes reposent chacun sur un accoudoir. Celui de droite accueille le joystick. L’accoudoir et le siège suivent ensemble les irrégularités du sol. Notons que l’accoudoir est réglable en hauteur. Les commandes sont principalement regroupées au tableau de bord, derrière le volant. L’information sur le régime moteur est à aiguille, tandis que la vitesse est digitale. La visibilité générale est bonne. On regrette toutefois des montants assez larges et un gros capot moteur à l’arrière. Le pare-brise est panoramique. Il n’y a pas d’ouverture de vitre sur le côté. Celle de l’arrière s’ouvre, mais la conduite devient bruyante. La cabine de la T recense de nombreux rangements, dont un sous le siège passager.

FICHE TECHNIQUE

    Moteur :102 ch

    Hauteur de levage maximale : 5 m

    Capacité de levage maximale : 3 600 kg

    Capacité braqué à fond : 4 140 kg

    Capacité de traction : 6,4 t

    Consommation à performance équivalente : 7,19 l/h

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