Le Virtus se démarque de la concurrence avec des fonctions intéressantes comme le Stop and Go ou l'ASM. Il pèche sur l'hydraulique et la force de relevage. Pour le reste, il s'avère complet et arrive deuxième de notre test.

Le Same Virtus 120 en vidéo.

FICHE TECHNIQUE

• Puissance maximale : 108 ch• Moteur : Deutz AG• Antipollution : EGR + FAP• Transmission : semi-powershift 30/30 + rampantes• PDF : 4 régimes + proport.

Moteur (note : 7/10)

Le Virtus est équipé d'un bloc Deutz AG de 3,6 l développant 108 ch au régime de 1 750 tr/min. C'est le tracteur qui offre le plus de puissance et elle est atteinte au régime moteur le plus bas. Ce qui explique qu'il est plus performant que la moyenne en consommation à ce niveau de puissance, avec 248 g/kWh contre 252 g/kWh pour le groupe. Son couple maximal de 460 Nm est atteint à 1 564 tr/min. Le moteur répond à la norme antipollution grâce un FAP et une vanne EGR. En cabine, l'accélérateur à main est électronique. La commande, au code couleur orange, est à portée de main. Deux régimes sont mémorisables avec un appui long sur les boutons M1 ou M2. En revanche, un seul de ces régimes peut être affiché au tableau de bord.

Transmission (note : 8/10)

De type semi-powershift, elle compte 5 vitesses mécaniques et trois powershift L, M et H. Le levier principal placé au bout de la console est un peu court mais les vitesses se passent aisément. Un second levier situé au plancher de la cabine permet de passer les gammes lièvre et tortue, offrant une démultiplication supplémentaire avec 30 vitesses avant et arrière. Ce même levier est équipé de vitesses rampantes. Les powershift se passent à l'aide de deux boutons sur le côté du levier. Le troisième bouton, plus bas, active l'automatisation des powershift tandis que celui situé derrière le pommeau évite au chauffeur de débrayer au pied. Les informations sur la transmission s'affichent dans le montant de la cabine. L'agressivité du passage automatique des powershift est réglable grâce à une molette orange sur la console. L'inversion du sens de marche s'effectue au volant. Un curseur placé sur le levier offre cinq réglages de l'agressivité d'inversion. La vitesse maximale du Virtus est de 46 km/h. Dans la plage entre 4 et 14 km/h, on recense 17 vitesses. Le recroisement est bon entre les vitesses dans les deux gammes.

  

Connexions. Le Virtus dispose de 4 régimes de PDF et un proportionnel répartis sur deux arbres de sortie. (Photo de gauche)Panoramique. La visibilité est améliorée par un toit ouvrant et des rétroviseurs intérieurs.  (Photo de droite)

Relevage (note : 7/10)

De catégorie 2, il a la plus faible capacité de levage (4 680 kg). Les chandelles et les stabilisateurs sont réglables. Des commandes extérieures facilitent l'attelage. En cabine, la paume de la main prend place dans un creux sur la console, tandis que trois doigts gèrent la montée, la descente et l'arrêt du relevage (bouton « stop »). On regrette qu'il n'y ait pas de différence au touché entre chacun d'eux. En cas de problème, il faut vérifier que l'on appuie sur le bon bouton. Au démarrage du tracteur, le relevage est verrouillé par défaut. Un appui long sur « stop » le déverrouille. Les commandes auxiliaires et le contrôle de profondeur sont regroupés à l'arrière de la console. Quatre molettes gèrent la vitesse de descente, le contrôle d'effort/position, la butée haute et le patinage. Un interrupteur au pied de la vitre arrière pilote le relevage centimètre par centimètre pour faciliter l'attelage.

Hydraulique (note : 6/10)

Le Virtus était doté de quatre distributeurs à commandes mécaniques. Un levier en croix contrôle les distributeurs 1 et 2, tandis que les deux autres sont individuels. Les pommeaux de leviers sont identifiés en bleu. Un code couleur est affilié à chaque commande sur la console et correspond aux prises. Un seul distributeur bénéficie d'une position flottante. Un interrupteur bleu permet le verrouillage général de l'hydraulique. A l'arrière, les valves + et  - sont réparties de part et d'autre du troisième point. La pompe offre un débit de seulement 60 l/min, l'un des plus faibles.

Prise de force (note : 8/10)

Les quatre régimes 540/540 Eco et 1 000 (1 980 tr/min moteur)/ 1 000 Eco (1 650 tr/min) sont répartis à l'arrière sur deux arbres. Un cinquième régime proportionnel complète l'offre. En cabine, la sélection des régimes est divisée sur trois leviers au plancher, à gauche du chauffeur. L'activation de la prise de force se fait du bout du doigt sur la console. En mode auto, son réenclenchement n'est pas automatique. Il faut l'exécuter manuellement avant de redescendre le relevage. Les informations sur les régimes sélectionnés sont affichées au tableau de bord. Seuls les régimes 1 000 et 1 000 Eco bénéficient d'un affichage de la vitesse de rotation réelle.

Ponts (note : 8/10)

Le bouton ASM gère en mode automatique le pont avant et le blocage de différentiel. Deux autres boutons activent ces deux fonctions en mode forcé.

Confort de conduite (note : 8/10)

Le pont avant et la cabine suspendue rendent la conduite très confortable. Les six montants limitent la visibilité sur le côté. Le toit ouvrant s'avère bien utile pour le travail avec un chargeur frontal. 

Cabine (note : 8/10)

Une ergonomie tout en couleur

L'accès au poste de conduite est assuré par trois marchepieds et une large porte. Malgré une cabine à six montants, la visibilité avant et arrière est bonne grâce aux montants fins. Le passager manque d'espace et les chauffeurs de grande taille touchent l'arrière du plafonnier arrondi. L'ergonomie est intéressante, avec les commandes principalement regroupées sur la console. Elles respectent des codes couleurs précis et apportent de la simplicité pour la conduite et la gestion des outils. Les informations s'affichent au tableau de bord et un écran dans le montant droit est dédié à la transmission. La fonction Stop and Go permet de stopper le tracteur et de redémarrer sans utilser l'embrayage, solution idéale au chargeur. Les rangements sont nombreux et l'un d'eux est réfrigéré. Les commandes de phares de travail et gyrophares sont regroupées dans le montant central. Celles de la climatisation se trouvent dans le plafonnier et les bouches de ventilation soufflent en haut et sur les côtés.

Points fortsPoints faibles

• Ergonomie, équipement et confort.

• Nombre de vitesses.

• Stop and Go.

• Cabine étroite.

• Capacité hydraulique et relevage faibles.

• Automatisme de PDF.

Essais réalisés par Henri Étignard et Corinne Le Gall, avec le concours de avec Martijn Knuivers et Frits Huiden (Boerderij), Frank Berning (Top Agrar) et Oli Marks (Farmers Weekly) Photos : Henk Riswick