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Dossier Saisonniers : des procédures et un zeste de souplesse

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« Pour préparer la saison, nous relançons par mail les cueilleurs qui ont donné satisfaction l’année précédente », explique Bertrand Guilleux, responsable RH, ici avec Elsa Dugas-Dupé, assistante RH. © A. Mabire

Avec 200 hectares en production, les Vergers de la Blottière, dans le Maine-et-Loire, ont des besoins importants en main-d’œuvre saisonnière. Proactive, l’entreprise multiplie les initiatives pour séduire les candidats.

Implantés à Saint-Georges-des-Gardes, dans le Maine-et-Loire, les Vergers de la Blottière exploitent 200 hectares de pommiers et poiriers. Cette production est répartie – à parts quasi égales – entre deux sites : celui de Saint-Georges-des-Gardes et Villaines-sous-Malicorne, dans le sud de la Sarthe.

« Pour l’ensemble, nous recrutons 140 saisonniers au moment de l’éclaircissage, du 1er juin au 15 juillet, et environ 260 pour la cueillette, qui démarre fin août et se termine fin octobre-début novembre pour les variétés les plus tardives », indique Bertrand Guilleux, responsable des ressources humaines. Face à l’enjeu, pour attirer les candidats, notamment les cueilleurs qui sont plus difficiles à trouver, l’entreprise a développé des « outils maison ».

Rémunération attractive

En tête de liste figure un système de rémunération attractif. Aux Vergers de la Blottière, les cueilleurs sont payés au Smic, avec un complément au rendement. En pratique, le chef d’équipe note les heures et le nombre de pallocks remplis par chaque saisonnier. « Cela demande un peu d’organisation, mais le résultat est là : en moyenne, nous rémunérons au-dessus du Smic et avons très régulièrement des personnes qui sont à deux Smic, explique Bertrand Guilleux. Cela se sait vite, beaucoup de personnes viennent ici pour ça. »

Pour postuler, les volontaires doivent en principe se présenter physiquement au siège de l’entreprise, en amont de la saison. Mais cette procédure s’accompagne d’une certaine souplesse. « Nous avons l’avantage de gérer les contrats de travail en interne, poursuit le responsable. Si besoin, nous pouvons en établir dans la demi-heure. » Cette réactivité permet de ne pas laisser repartir quelqu’un qui se présenterait spontanément : « C’est fréquent en début de saison, quand les chefs d’équipe préviennent les premiers saisonniers que nous manquons de bras. Le bouche-à-oreille fonctionne et va alors très vite ! »

Des postes plus qualifiés

Dans le même esprit d’adaptabilité, les cueilleurs qui covoiturent sont affectés à la même équipe. « Nous réfléchissons aussi à la mise en place d’une navette entre Cholet et le verger de Saint-Georges-des-Gardes », ajoute Bertrand Guilleux. Entre les deux, une quinzaine de kilomètres et une ligne de bus. « Mais le dernier arrêt est à deux kilomètres, explique-t-il. Les gens finissent à pied en marchant dans le bas-côté d’une route départementale très passagère. C’est dangereux ! »

Afin d’attirer les candidats, l’entreprise mise enfin sur l’après-cueillette : « Chaque année, une dizaine de saisonniers basculent sur la station de conditionnement. Les contrats sont plus longs, d’environ sept mois, et les postes plus qualifiés. »

Anne Mabire

Communiquer

« Pour recruter, il n’y a pas une méthode ou un outil miracle ! C’est lorsqu’on active un ensemble de moyens de communication que les gens viennent », estime Bertrand Guilleux. Les Vergers de la Blottière travaillent avec les missions locales, notamment celle de Chemillé (Maine-et-Loire), et les antennes décentralisées Pôle emploi de Beaupréau (Maine-et-Loire) et La Flèche (Sarthe). L’entreprise diffuse également ses annonces sur des sites spécialisés (Jobagri, Indeed) et sur les réseaux sociaux (Instagram, Facebook, Linkedin). « Nos portes ouvertes annuelles sont aussi l’occasion de faire connaître nos besoins », ajoute-t-il.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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