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Dossier Quand la valorisation par l’élevage est visée

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Les couverts sont caractérisés par de bonnes valeurs alimentaires pour les troupeaux. Certains sont bien adaptés pour faire face au déficit fourrager.

Dans l’optique d’explorer leur diversité, Arvalis a étudié, au début des années 2010, les valeurs alimentaires (énergie et azote) d’un ensemble d’espèces implantables en interculture (lire l’infographie ci-contre). Celles-ci peuvent être valorisées par les bovins et les ovins en pâturage, affouragement en vert ou sous forme conservée pour compléter la saison de pâturage. L’institut a ainsi mis en évidence qu’elles présentent de bonnes valeurs énergétiques et azotées (0,74 UFL ; 73 g de PDIE et 99 g de PDIN par kg de matière sèche en moyenne), avec cependant une grande variabilité. Il notait également que « les complémentarités des familles botaniques quant à leurs valeurs nutritives renforcent l’intérêt des mélanges d’espèces en interculture, déjà démontré sur le plan agronomique ».

Le sorgho fourrager en conditions sèches

« Ce ne sont pas nécessairement les valeurs alimentaires qui sont priorisées pour les dérobées estivales », explique toutefois Hugues Chauveau, ingénieur valorisation animale des fourrages chez Arvalis. « Classiquement, les couverts d’été valorisés en élevage sont surtout choisis pour leur capacité à produire de la matière sèche dans des périodes où les prairies ne sont plus productives en contexte de restriction hydrique. »

Plus récemment, Arvalis a mené d’autres essais et étudié la réponse de différents couverts d’été (maïs, millet, sorgho fourrager, moha), en association ou non avec des légumineuses. « Parmi les espèces testées, il semblerait que ce soit le sorgho fourrager multicoupe qui s’en sorte le mieux pour produire de la matière sèche en conditions hydriques plutôt restreintes », explique-t-il. Dans les couverts associés, les légumineuses sont finalement peu développées face à des espèces assez agressives. Le maïs confirme quant à lui son potentiel en conditions non limitantes.

RGI ou méteils en hiver

Pour les couverts hivernaux, deux grandes stratégies existent : le ray-grass italien­ (pur ou en mélange avec des trèfles annuels) ou les méteils récoltés en immature. Le choix des espèces dépend notamment de la date d’implantation de la dérobée, des objectifs de rendement et de valeur alimentaire, et de la date d’exploitation en sortie d’hiver. « Par exemple, si l’on veut libérer la parcelle début avril, il sera possible de réaliser une coupe avec un ray-grass italien, ce qui serait plus compliqué avec un méteil », illustre Hugues Chauveau.

Matière organique

Dans son guide Développer un partenariat autour de vos intercultures, disponible sur internet, Inosys - Réseaux d’élevage (1) fait un point sur les avantages pour un céréalier de travailler avec un éleveur. Outre les bénéfices agroenvironnementaux liés à l’implantation d’un couvert, il souligne que cela permet de profiter des apports en matière organique des troupeaux sur les parcelles. Par ailleurs, grâce à une analyse coûts/bénéfices, il montre qu’un partenariat peut être gagnant-gagnant, avec un partage des charges économiques et de travail. Il pointe également les impacts négatifs, tels qu’une éventuelle augmentation de la pression limaces. Dans le cas d’un pâturage, celle-ci est cependant diminuée.

(1) Dispositif qui regroupe les expertises des éleveurs, des chambres d’agriculture et de l’Institut de l’élevage.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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