Après une bonne année 2016, « sauvée » par les achats de la Chine, les prix européens du porc ont reflué en 2017, dès le printemps en France, et plus tardivement en été dans les autres États membres. En effet, Pékin a ralenti ses importations, passant de 3 millions de tonnes (Mt) de viandes et abats de porc en 2016 à 2,4 Mt cette année, avec un impact immédiat sur les cotations européennes.

Pourtant, les exportations européennes vers les pays tiers reculent de seulement 1,3 % en valeur sur les huit premiers mois de 2017, grâce à une réorientation des flux vers d’autres pays d’Asie. La France voit ses positions à l’export malmenées par ses concurrents européens (Allemagne, Espagne, Danemark et Pays-Bas), plus offensifs. Sa balance commerciale se dégrade durant la période allant de janvier à septembre 2017, le solde passant de - 43 à - 138 millions d’euros (M€). Les exportations progressent (de 880 à 900 M€), mais les importations explosent (de 910 à 1 050 M€).

En Europe, les abattages ont enregistré un recul de 0,8 % en un an (septembre 2016-août 2017) par rapport à l’année précédente. Ils se reprennent légèrement au deuxième semestre, après un net recul au premier semestre. Ce sont le Danemark (+ 3,8 %) et l’Espagne (+ 0,9 %) qui tirent. L’Allemagne est à - 0,7 %. En France, le recul est sévère, à - 2,4 %.

Le cheptel européen se redresse, à + 1 %. Là aussi, les évolutions sont contrastées : + 1 % en Espagne, - 1 % en Allemagne, et -2,3 % en France. Dans l’Hexagone, le cheptel de truies est passé sous la barre du million, à 984 000 têtes.