Convertir un conteneur frigorifique en local phytosanitaire, c'est ce qu'a fait Philippe Flamant, exploitant à Bruyères-sur-Fère,  dans l'Aisne.

« Lors de ma réflexion dans la construction de mon stockage phytosanitaire, j'hésitais entre la construction d'un local “en dur” et l'achat d'un conteneur frigorifique, explique Philippe. La deuxième solution l'a vite emporté, au regard de son coût et de sa modularité. »

« A l'origine, je souhaitais faire l'acquisition d'un modèle de 12 mètres que je voulais séparer en deux. Un côté aurait servi pour le stockage des intrants, l'autre aurait permis de mettre hors gel les arrivées d'eau et les pompes du bâtiment d'élevage. Finalement, j'ai opté pour deux modèles de 6 m », retrace l'agriculteur.

Presque aux normes... sans modifications

Le conteneur frigorifique offre, de par sa conception, l'avantage d'être presque aux normes.

« Il préserve de la chaleur l'été et du gel l'hiver. Et cela sans chauffage d'appoint. A l'intérieur, les murs ne sont ni adhérents, ni absorbants. Le sol est couvert d'un caillebotis. En rajoutant une languette à la base des portes, cela permet d'avoir une rétention des éventuelles fuites de produits », confie Philippe.

Pour ranger convenablement ses produits par catégorie, il a fait l'acquisition de rayonnages d'occasion provenant d'un supermarché.

Le deuxième conteneur n'est, pour le moment, pas encore en service. Il servira à la mise hors gel du circuit d'eau de la stabulation et accueillera une réserve d'eau qui collectera les eaux pluviales du bâtiment.

« Enfin, j'envisage de couvrir l'espace qu'il y aura entre les deux conteneurs (environ 6 m). Je pourrai ainsi avoir un endroit sain pour l'égouttage des bidons et le stockage des emballages vides. »

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par Sébastien Chopin, Bérangère Lafeuille, Corinne Le Gall, Nicolas Levillain, Florence Mélix, Vincent Thècle et Cécile Vinson (publié le 7 mai 2010)