Les cotations des agneaux se sont mieux tenues au début de l’année 2018. Au premier semestre, le prix moyen pondéré des régions n’est pratiquement jamais passé sous la barre de 6 €/kg de carcasse.

En 2017, il avait plongé dès le mois de janvier, pour ne se redresser qu’à Pâques.

En 2018, malgré le manque de dynamisme de la consommation, le recul des abattages des animaux a contribué à soutenir le cours de l’agneau, notamment de ceux issus du cheptel allaitant, souligne l’Institut de l’élevage.

L’import a pesé un peu moins sur le marché français, également début 2018, du fait du prix des carcasses en provenance du Royaume-Uni, plus élevé que les autres années.

Au second semestre, la tendance s’est inversée. Les prix de l’agneau britannique ont baissé, entraînant la cotation française qui s’est retrouvée à un niveau inférieur à celui des trois années précédentes.

La baisse de la consommation de cet été a pu aussi peser sur les prix français, la forte chaleur ayant peut-être dissuadé d’allumer les barbecues.

Au final, si les importations britanniques ont continué de baisser en 2018, l’Espagne s’est positionnée en force en doublant presque ses envois (+ 47, 9 %).