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Dossier La bonne pioche

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Moderne. Tout droit sorti de Basildon (Grande-Bretagne), le T7.230 reçoit un nouveau capot pour abriter son moteur Tier 4 final maison. Cette nouvelle livrée ne change pas son gabarit et la visibilité reste bonne.

Performant, disposant d’une conduite intuitive et enfin armé d’un terminal convivial, le T7.230 est le bon rapport qualité/prix de cet essai.

La taille compte-t-elle vraiment ? C’est ce que nous avons voulu vérifier lors de ce test, en comparant ce New Holland à empattement long avec son cousin germain Puma 175 CVX à empattement court. Seuls 10 cm séparent ces deux tracteurs, qui développent la même puissance et proposent globalement les mêmes fonctions. Il y a néanmoins des différences au niveau de la transmission, du pont avant et de l’hydraulique.

8/10 Moteur

Le T7 est équipé d’un bloc 6 cylindres FPT de 6,7 litres. Pour passer la norme Tier 4 final, il utilise l’association d’un catalyseur SCR et d’un Doc. Contrairement à Case IH, qui affiche la puissance nominale sur le capot, New Holland joue les gros bras et utilise la puissance maxi avec boost. C’est pour cette raison que le T7.230 correspond au Puma 175. Au banc, le T7 sort 175 ch de puissance maximale à la prise de force sans boost et 199 ch avec boost, dans les deux cas à 1 700 tr/min. Sa consommation spécifique à la puissance maximale est de 13 centimes/kWh, soit une performance meilleure que la moyenne. En revanche, en prenant la consommation sur six points de la courbe, le prix est de 15,2 centimes/kWh, soit un peu plus que la moyenne. En cabine, il est possible de mémoriser deux régimes moteurs, soit dans le terminal, soit avec les boutons de la palette ICP.

9/10 Transmission

Le T7 est équipé d’une transmission maison avec double embrayage. Cette version à châssis long dispose de quatre plages en marche avant et deux en marche arrière. Bien entendu, le chauffeur ne se rend compte de rien puisque les changements de plage sont totalement automatisés. Avec cette boîte, le T7 développe 149 ch de puissance maximale en traction pour une consommation spécifique de 269 g/kWh, ce qui reste dans la moyenne. La prise en main est instantanée : il suffit de choisir le sens de marche et c’est parti !

Par défaut, la boîte Auto Command fonctionne en mode automatique, c’est-à-dire que le moteur et la transmission se régulent tout seuls en fonction des consignes du chauffeur. La pédale d’avancement et le joystick ont exactement la même fonction et on passe directement de l’un à l’autre. C’est un réel avantage car on peut labourer au joystick et faire les manœuvres en bout de champ à la pédale lorsque la main est occupée avec les distributeurs. Le principe est simple : plus on pousse (ou on tire en marche arrière), plus on va vite. Le chauffeur enregistre trois vitesses cibles dans chaque sens de marche. Il sélectionne ensuite la vitesse qui l’intéresse avec les boutons + et - du joystick et active la régulation en appuyant sur le bouton C. Le tracteur accélère alors progressivement pour atteindre cette vitesse. Il est possible d’ajuster la valeur en permanence avec la molette placée sur le joystick. Quand le régulateur est engagé, on peut diminuer la vitesse avec le joystick mais pas l’augmenter. Seule la pédale offre cette possibilité. Pour le superviseur de sous-régime, New Holland a choisi de placer un petit potentiomètre orange mal identifié sur le côté de l’accoudoir.

Enfin, le chauffeur ne manquera pas de solutions pour inverser le sens de marche puisque le T7 ne propose pas moins de trois techniques : avec le levier à gauche au volant, avec les boutons sur le joystick et en tirant ou poussant le levier deux fois dans la direction désirée.

7/10 Relevage

Notre relevage arrière de catégorie 3 était équipé d’un troisième point hydraulique. En cabine, la montée et la descente des bras se pilotent depuis le joystick. Non loin de là, le bloc de réglage de la profondeur de travail comprend une seconde molette pour le contrôle d’effort. La sensibilité de ce dernier est réglable avec un potentiomètre. Dans nos conditions de labour assez faciles, nous avons trouvé cette molette trop sensible.

Les réglages auxiliaires du relevage s’effectuent au moyen de potentiomètres placés sous l’accoudoir. Ils y côtoient ceux du relevage avant, pour lequel New Holland propose de régler les butées haute et basse ainsi que la vitesse de descente. Ni haltérophile ni petit bras, le T7 se situe dans la moyenne côté performance du relevage arrière, avec une capacité mesurée de 8,8 tonnes.

7/10 Hydraulique

La capacité hydraulique n’est pas démentielle, avec un débit de 142 l/min, en dessous de la moyenne. Les quatre distributeurs de notre T7 se pilotent au choix par un pavé en croix sur le joystick, un bon levier en croix très ergonomique sur l’accoudoir ou quatre palettes de type « bout des doigts ». Les affectations des distributeurs aux différentes commandes se gèrent sur le terminal. C’est aussi là qu’il faudra se rendre pour régler débit et temporisation de chaque sortie.

8/10 Prise de force

Le T à châssis long bénéficie de 4 régimes de prise de force. Nous apprécions le solide « champignon » d’activation qui change de certains leviers concurrents qui restent dans les mains. Pour l’automatisme, l’engagement et le désengagement en fonction de la position des bras se règlent très simplement sur le terminal.

8/10 Ponts

Le pont avant et le blocage du différentiel s’engagent avec des boutons placés sur la palette tactile. Chaque fonction dispose des modes manuel et automatique. Le rayon de braquage est important, avec 6,5 m.

8/10 Confort de conduite

Le T7 traite le chauffeur avec égard, grâce au siège Grammer toutes options et aux suspensions de pont avant et de cabine. Le silence est de mise à bord, avec seulement 71,2 dB.

Calme. Silencieuse et dominée par des tons reposants gris et bleus, la cabine du T7 respire la quiétude. La qualité des éléments de la cabine et de leur assemblage a été améliorée.
Complet. Le joystick regroupe de nombreuses fonctions, dont un inverseur et deux distributeurs gérés sur un pavé en croix.
Equipement. Contrairement à la version à châssis court, le T7 à châssis long reçoit jusqu’à quatre régime de prise de force. Leur sélection est électrique au moyen d’une molette. © c.legall
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8/10 Une cabine confortable et ergonomique

La cabine à quatre montants est dominée par des teintes gris clair et des liserés bleus sur le siège. D’une largeur de 156 cm pour 148 cm de long, elle dispose d’une finition correcte, avec néanmoins quelques raccords qui mériteraient d’être mieux ajustés. Nous avons adoré le siège haut de gamme Grammer Auto Confort avec sa ventilation intégrée, bien utile en août. Le siège passager est tout aussi confortable mais laisse peu d’espace pour les jambes. Il se rabat pour offrir deux porte-canettes supplémentaires. La cabine souffre néanmoins d’un manque d’espaces de rangement fermés. New Holland a mis le paquet sur l’éclairage, avec sa solution 360° basée sur 16 phares de travail à led. En pleine nuit, on croirait qu’un ovni s’est posé au milieu de la parcelle.

L’ergonomie est soignée, avec toutes les commandes regroupées sur l’accoudoir. Un gros joystick multifonction domine ce dernier. Fonctionnant par impulsion, il revient toujours en position centrale. Il regroupe les commandes de la boîte, deux boutons pour l’inversion du sens de marche, le démarrage du guidage, les commandes principales du relevage, deux distributeurs hydrauliques et l’activation des séquences de bout de champ. Les plastiques utilisés pour les boutons sont de meilleure facture que sur les versions précédentes et on apprécie leur rétroéclairage. A la droite de l’accoudoir se trouvent un levier en croix et le bloc de contrôle de la profondeur du relevage. La plupart des autres commandes sont regroupées sur la palette située à côté de l’accoudoir. Sous ce dernier, New Holland a placé les réglages auxiliaires des relevages avant et arrière.

En bout d’accoudoir, le terminal IntelliView est proposé en standard sur les versions Auto Command. Il comporte des évolutions par rapport aux versions testées précédemment, notamment un programme de gestion des séquences en fourrière revu et très intuitif. La partie gauche de l’écran est fixe et regroupe les informations liées à la transmission, notamment les trois vitesses programmées.

Groupées. Les commandes des ponts et divers automatismes sont situés sur la palette à côté de l’accoudoir. © c.legall
Informations. Le tableau de bord derrière le volant donne les principales informations du moteur. © c.legall
Convivial. Le terminal IntelliView a été revu pour offrir des réglages plus simples et une interface plus conviviale. © c.legall
Le récap
Les points positifs
  • Transmission efficace, bonne gestion moteur-boîte.

  • Simple d’utilisation, y compris les séquences de bout de champ.

  • Bon levier multifonction.

  • Quatre régimes de prise de force.

Les points négatifs
  • Grand rayon de braquage.

  • Faible capacité de charge.

  • Certains paramètres ne se règlent pas dans le terminal.

  • Capacité hydraulique assez faible.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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