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Dossier « Mes vaches se servent directement au silo de maïs »

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Pour Philippe Rivoallon, il est préférable de disposer d’un silo couvert pour réaliser le libre-service au front d’attaque. © V. Guyot

Les laitières de Philippe Rivoallon disposent d’un cornadis placé devant le front d’attaque.

Pourquoi changer une stratégie qui fonctionne ? Depuis qu’il est installé, Philippe Rivoallon, éleveur à Guilers (Finistère) travaille avec un système d’affouragement du maïs ensilage en libre-service, au front d’attaque.

Le silo est large de 12 mètres. Le cornadis est placé devant le fourrage. Il compte 18 places pour 55 à 60 vaches. « C’est l’effectif maximum dans cette configuration, estime Philippe. À l’intérieur de la stabulation, les bêtes tournent entre le silo de maïs, le râtelier d’enrubannage et le Dac. »

Équipement minimum

Le maïs représente environ 30 % de l’alimentation du troupeau. Tous les jours, le cornadis est avancé de 5 à 10 cm, à l’aide d’un jeu de cales. « S’il y a des refus, ils sont enlevés à la pelle puis raclés en même temps que le reste de la stabulation. » Le maïs est ensuite desilé par-dessus le cornadis, à l’aide d’une simple fraise achetée d’occasion, montée sur le chargeur du tracteur. « J’adapte la quantité désilée en fonction des restes de la veille et de l’herbe disponible au pâturage », indique l’éleveur. Lorsque l’année est favorable, le silo est fermé au printemps, jusqu’en début d’été. « Mais il est de plus en plus difficile de le faire. Les mois de mai et de juin sont souvent secs et peu propices à la pousse de l’herbe », note l’éleveur.

Dac indispensable

La balle d’enrubannage au râtelier est renouvelée chaque jour. « Les vaches en ingèrent en moyenne 4 kg de MS chacune. » Au quotidien, Philippe estime consacrer une vingtaine de minutes pour leur alimentation. Le tout, avec un équipement réduit au strict minimum.

Pour assurer l’équilibre de la ration, le maïs est analysé chaque année, et le Dac s’avère indispensable. « Je dispose de trois réservoirs pour le correcteur azoté distribué à raison de 2 kg/vache, le concentré de production et les minéraux. » Deux postes sont installés. « Selon l’effectif de vaches à traire, cela s’avère parfois juste », concède Philippe.

Sur l’élevage, la simplicité n’entrave pas les résultats techniques. Au dernier contrôle, le troupeau affichait un niveau d’étable de 8 500 kg, pour un TB de 46 g/kg et un TP de 33 g/kg. Si la qualité des fourrages distribués tient un rôle important, « la génétique n’en est pas non plus étrangère », sourit l’éleveur.

Un bâtiment spécifique

En 2001, Philippe Rivoallon a fait construire un bâtiment affecté à son silo d’ensilage de maïs. Il mesure 30 mètres de long, pour 12 mètres de large. « Si le silo n’était pas couvert, je n’aurais pas adopté un système en libre-service, souligne-t-il. Les volumes d’eau de pluie sur l’aire d’exercice auraient été trop compliqués à gérer. » Tous les ans, peu avant l’ensilage, la dalle de béton est entièrement passée au nettoyeur haute pression. Une bonne journée de travail est nécessaire. « Cette dalle, c’est le fond de l’auge des vaches tout au long de l’année. Elle doit donc être propre. » Un petit silo « tampon », où quelques hectares de maïs sont stockés tous les ans, est alors utilisé pour affourager le troupeau.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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