La prise en main du X est rapide. Les commandes sont simples et tombent sous la main. La compacité et la cabine à 4 montants facilitent les manoeuvres. McCormick apporte un nouveau design général mais le toit reste très épais et bas en cabine. La qualité de fabrication est perfectible et certains leviers comme celui de la prise de force nous sont restés dans les mains.

Le McCormick X60.50 en vidéo.

FICHE TECHNIQUE

• Puissance maximale : 106 ch• Moteur : Perkins 4,4 l• Antipollution : EGR (Tier 3)• Transmission : Xtrashift 36/12• PDF : 540/540E/1000

Moteur (note : 8/10)

Le X 60.50 est motorisé par un bloc Perkins de 4,4 l de cylindrée. Il développe 106 ch en puissance maximale au régime de 1 830 tr/min après passage au banc. C'est l'un des moteurs les plus coupleux du test, avec 469 Nm, juste derrière le Deere. Sa consommation de 23 l/h en fait l'un des moins gourmands. En cabine, le X ne bénéficie pas d'une mémorisation de régime moteur. L'accélérateur à main est positionné assez bas sur la console, au pied du levier de vitesses. Il oblige à tendre le bras, voire à s'avancer pour le manipuler. L'affichage du régime s'effectue sur un cadran analogique au tableau de bord.

Transmission (note : 8/10)

La transmission Xtrashift offre 4 vitesses mécaniques synchronisées dotées d'un tripleur et de trois gammes L, M et H. Les powershifts sont disponibles uniquement en marche avant, ce qui porte le nombre de vitesses à 36 en avant et seulement 12 arrière. Le levier de vitesses est traditionnel, avec une grille en H. Un embrayage électrique évite d'utiliser le pied pour passer les 4 rapports mécaniques. Un sélecteur permet de passer les trois powershifts à l'aide du pouce. Nous aurions apprécié un second sélecteur proche des commandes du relevage. D'autant que le X ne possède aucun automatisme de gestion de la transmission. Quant aux gammes, elles se passent, parfois avec force et ténacité, à l'aide d'un second levier. La vitesse maximale est de 43 km/h et l'on recense 18 vitesses dans la plage de travail entre 4 et 14 km/h, ce qui est très intéressant. L'inverseur à passage sous charge se situe à gauche du volant. Il est possible de régler simplement son agressivité avec une molette sous le tableau de bord. Nous avons trouvé l'embrayage au pied un peu sec.

  

Finition. La console semble dépouillée mais tout y est. En revanche, la qualité de fabrication est à revoir. (Photo de gauche)Economique. Le 4 cylindres Perkins est puissant, coupleux et peu gourmand en GNR. (Photo de droite)

Relevage (note : 7/10)

De catégorie 2, il est à commandes électroniques. Une seule chandelle est réglable. D'un côté, le stabilisateur se visse et, de l'autre, il est simplement coulissant. Les vérins extérieurs offrent une capacité de levage de 5 120 kg, soit près de 1 000 kg sous la moyenne. En cabine, la commande à trois positions (montée/neutre/descente) est inversée, la descente étant en avant et la montée en arrière. Sur le flanc de la console, un petit bouton au schéma peu explicite autorise une descente rapide du relevage ou l'activation du terrage forcé avec un outil de travail du sol. Une énorme molette dotée d'un rappel de position précis gère la profondeur. Celle de contrôle d'effort et de position, plus petite, est juste à côté. Le verrouillage du relevage et le réglage de la butée haute sont dissimulés sous une trappe au pied du siège conducteur.

Hydraulique (note : 8/10)

Le circuit débite 60 l/min et dispose de trois distributeurs à commandes mécaniques. En cabine, les trois leviers sont associés à une numérotation qui n'est pas cohérente avec l'ordre des numéros des valves à l'arrière. Toutefois, un code couleur dissocie le plus (rouge) et le moins (blanc). Les leviers peuvent être verrouillés indépendamment et bénéficient chacun d'une position flottante. Notons que le débit est réglable manuellement au niveau du bloc des distributeurs mais qu'il est commun aux trois prises.

Prise de force (note : 8/10)

Trois régimes sont disponibles : 540, 540 Eco et 1 000 tr/min. Le choix du régime est sélectionné à l'aide d'un levier derrière le siège. Ce dernier est fragile et nous est resté dans les mains. L'engagement se fait au niveau de la console. L'arrêt dispose d'une sécurité « coup de poing ». L'information sur le régime engagé et le régime exact s'affiche au tableau de bord. Il n'y a pas de mode automatique. Deux boutons sur les ailes arrière permettent de l'engager depuis l'extérieur. Attention à ne pas les confondre avec ceux du relevage, placés juste à côté.

Ponts (note : 8/10)

L'engagement du pont avant et du blocage de différentiel se fait depuis la console à l'aide de deux boutons jaunes. C'est le même code couleur que la prise de force, dommage ! Seules deux positions sont disponibles : engagée ou arrêtée. Il n'y a pas d'automatisme.

Confort de conduite (note : 8/10)

La conduite dans la stabulation est facilitée par une bonne visibilité en cabine. Le X est également le tracteur qui braque le mieux (5,4 m de rayon) parmi les ponts avant conventionnels. Sur la route, le moteur mériterait plus de punch et l'avant du tracteur saute un peu. Le confort est renforcé par une cabine silencieuse.  

Cabine (note : 6/10)

Silencieuse et sobre

La cabine du X est sobre et sans équipement superflu. Les commandes sont regroupées à droite du chauffeur. Seul le levier de sélection du régime de prise de force est placé derrière le siège. L'agencement est ergonomique et les pictogrammes sont clairs. Notons néanmoins qu'une petite trappe dissimule la butée haute et le verrouillage du relevage. La qualité de fabrication n'est pas la meilleure du test. La structure à quatre montants offre une bonne visibilité panoramique mais le plafonnier est bas et les chauffeurs de grande taille ont une vue imprenable sur la garniture de toit. Avec un chargeur, le toit ouvrant en plastique s'avère utile. La cabine est la plus silencieuse, avec 69,4 dB. Le tableau de bord apporte des informations intéressantes sur deux écrans digitaux, comme la hauteur du relevage, le rapport powershift engagé ou le régime de prise de force et la vitesse d'avancement. Les bouches de ventilation sont bien réparties. La cabine dispose de peu de rangements.

Points fortsPoints faibles

• Cabine simple et silencieuse.

• Prise en main rapide.

• Rayon de braquage.

• Toit de cabine bas.

• Sélecteur de régimes de PDF.

• Pas de powershift en marche arrière.

Essais réalisés par Henri Étignard et Corinne Le Gall, avec le concours de avec Martijn Knuivers et Frits Huiden (Boerderij), Frank Berning (Top Agrar) et Oli Marks (Farmers Weekly) Photos : Henk Riswick