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Dossier Le gros bras de la bande

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Performant dans les champs et au banc d’essai, le 7720 Dyna-VT est pénalisé par sa gestion compliquée de la boîte et son terminal capricieux.

Avec sa ligne élancée et son look sympa, le 7720 ne laisse pas insensible. Fabriqué dans l’usine de Beauvais, il est ici proposé dans sa version Exclusive, la plus haut de gamme. Il est conçu avec des organes Agco dont un moteur Sisu et une boîte Fendt.

8/10 Moteur

Le 6,6 litres d’AgcoPower délivre 205 ch maxi à la prise de force, avec le boost. La consommation spécifique à la puissance maxi est dans la moyenne et engendre un coût de 13,2 centimes par kWh. Si on applique ce calcul en six points de la courbe de consommation, le 7720 est le moins coûteux avec seulement 14 centimes par kWh, soit 5 % de moins que la moyenne.

Côté traitement des gaz d’échappement, le moteur utilise uniquement un catalyseur SCR et un Doc. La pression d’injection a été augmentée par rapport à la version Tier 4 interim. Il est possible de mémoriser deux régimes moteurs A et B. Le bouton activant le régime A est placé sur le joystick. L’enregistrement s’effectue par un appui long dessus ou par programmation dans le terminal. Tout se complique pour le régime B. En effet, il se programme uniquement dans le Datatronic et il n’y a pas de bouton pour l’activer. La seule possibilité d’utiliser B est de le programmer en séquence de bout de champ. L’agressivité de l’activation de A et B est réglable. Enfin, il est possible d’enregistrer un régime maximum.

6/10 Transmission

La boîte est fournie par Fendt et sa gestion est propre à Massey Ferguson. Les possibilités offertes par cette Dyna-VT sont nombreuses mais loin d’être intuitives. Un bouton placé sur la console de droite active le mode DTM, qui correspond au mode Auto sur les modèles concurrents. En DTM, le moteur et la transmission se régulent automatiquement. La boîte comprend deux plages lièvre/tortue qui sont sélectionnées à l’arrêt avec un bouton situé à la base du joystick. Il est possible de piloter la boîte en utilisant le levier ou la pédale pour gérer la vitesse d’avancement. Le passage de joystick à pédale s’effectue avec un bouton de la console de droite. Il est possible de programmer deux vitesses C1 et C2. En mode levier, il suffit d’appuyer sur les boutons du joystick lorsque la bonne allure est atteinte pour mémoriser C1 et C2. Cette valeur s’ajuste ensuite avec les deux roulettes C1 et C2 situées sur la console de droite. En mode pédale, tout se complique puisque la roulette C2 sert à paramétrer le régulateur de vitesse, tandis que la C1 devient le moyen de régler le régime moteur maxi.

Toutes ces informations sont reprises sur le tableau de bord. Le plus compliqué dans tout ça est de régler les vitesses de démarrage, en marche avant et en marche arrière : la lecture du manuel est obligatoire pour mener à bien cette étape. La Dyna-VT propose aussi de multiples automatismes comme l’engagement des régimes mémorisés lors de l’activation de C1 et C2. Pour l’inverseur, il y a l’habituel levier à gauche au volant, qui contrôle aussi la boîte, et un astucieux bouton unique sur le joystick. La puissance de traction de 163 ch est satisfaisante.

9/10 Relevage

C’est le point fort du 7720 avec une capacité moyenne de 9,8 tonnes, la meilleure de l’essai. L’attelage de catégorie 3 bénéficie d’un troisième point hydraulique. Nous avons apprécié la présence d’un bouton Stop entre les commandes de montée et descente sur le joystick. Le contrôle de profondeur est réalisé avec une grosse molette placée sur le côté de l’accoudoir. Tous les autres réglages relatifs au relevage s’effectuent avec des commandes regroupées sur le montant B. Le relevage avant est piloté par un distributeur hydraulique.

8/10 Hydraulique

Là aussi Massey Ferguson a mis le paquet avec une pompe annoncée à 194 l/min qui a finalement débité 200 l/min au banc d’essai. Elle alimente cinq distributeurs à l’arrière et un à l’avant pour le relevage. Un distributeur est piloté à partir du joystick, deux autres par le levier en croix, et quatre autres sur des palettes de type « fingertips » (bout des doigts). Ces dernières sont montées deux par deux sur la console de droite, un peu trop loin du chauffeur. Un bouton permet de basculer deux distributeurs de l’arrière du tracteur vers l’avant.

Dans le terminal, le chauffeur règle débit et temporisation pour chaque distributeur et choisit celui qui sera piloté depuis le joystick. En revanche, il n’est pas possible de changer à sa guise les affectations sur le levier en croix ou les palettes. Seules deux configurations d’usine sont disponibles. De plus, il n’y a pas de commande en cabine pour le distributeur n° 5, qui n’est donc utilisable que s’il est affecté au joystick.

8/10 Prise de force

Le 7720 offre quatre régimes de prise de force, sélectionnés avec des boutons du montant B. Une commande classique doit être activée sur la console de droite avant de pouvoir utiliser le bouton du joystick. Pour des raisons de sécurité, la commande extérieure n’est utilisable qu’avec le frein à main engagé et le siège inoccupé.

8/10 Ponts

L’offre est classique et efficace avec deux boutons (auto et permanent) pour le pont avant et le différentiel.

9/10 Confort de conduite

Malgré son empattement de 3 m, le 7720 reste l’un des tracteurs les plus maniables de nos essais. Sur la route, il compte parmi les plus confortables. Il bénéficie notamment d’un pont avant Dana redessiné et équipé d’une suspension Massey Ferguson. La suspension s’engage automatiquement au-dessus de 5 km/h.

Le récap
Les points positifs
  • Boîte efficace

  • Puissance hydraulique la plus élevée

  • Quatre régimes de prise de force et engagement sur le joystick

  • Meilleure capacité de relevage

Les points négatifs
  • Ergonomie perfectible

  • Structure des menus compliquée dans le Datatronic

  • Certaines commandes ont une double fonction

  • Complexité du régulateur de vitesse en mode levier

Rendement. En traction pure, le 7720 sort une puissance de 163 ch, ce qui lui donne un rendement de boîte de 80 %.
7/10 En cabine, Le joystick complet rattrape l’ergonomie perfectible

Avec son métal à nu et ses six montants, la cabine du Massey Ferguson a connu des jours meilleurs et contraste avec ses concurrentes entièrement capitonnées. En revanche, sa finition est de bonne facture et ses dimensions sont généreuses (156 x 146 cm). Le pilote bénéficie d’un siège confortable. Massey Ferguson a été dispendieux côté rangements avec une boîte fermée à gauche, un casier réfrigéré dans le plafonnier et deux porte-gobelets.

Côté ergonomie, le constructeur alterne l’excellent, avec son joystick multifonctions très complet, et le pénible avec ses commandes réparties un peu partout sur la console de droite et l’accoudoir. Le joystick est placé en bout d’accoudoir. Il se déplace d’avant en arrière pour piloter la boîte et comporte de nombreuses commandes, dont deux vitesses programmées, un régime moteur, les fonctions du relevage avec un bouton neutre, un distributeur avec position flottante, les manœuvres de bout de champ, l’inverseur et enfin la prise de force, ce qui est une première sur un joystick multifonctions. Un bouton unique pilote l’inversion du sens de marche, ce qui est bien pratique et évite les mauvaises manipulations. À la droite du joystick se trouve un levier en croix pilotant deux distributeurs. Pour le reste, la disposition des commandes est assez aléatoire avec des boutons et molettes répartis sur l’accoudoir, la console de droite et le montant B. Il faut donc un peu de temps pour s’y retrouver. Sur le tableau de bord, un petit terminal monochrome contrôlé par un pavé de touches regroupe les principaux réglages. Notre 7720 est aussi équipé du terminal optionnel Datatronic 4. Autant le dire tout de suite, cet ordinateur de bord nous a déconcertés. Il n’est pas tactile et la navigation avec les touches latérales n’est pas du tout intuitive. C’est bien dommage car les possibilités offertes sont nombreuses, notamment sur la documentation. De plus, le programme a bogué au moins une fois par jour. S’il y a une économie à faire à l’achat de ce tracteur, c’est donc sur ce terminal.

Option. Sur le terminal non tactile Datatronic, la navigation se fait avec les touches latérales. Ce terminal est optionnel.
Réglages. En l’absence de terminal, les réglages sont effectués sur ce petit écran du tableau de bord.
Ergonomie. Certaines commandes essentielles de la transmission sont placées sur la console de droite.
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Cet article est paru dans La France Agricole

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