Cabine : 3,5

La vie à bord du Massey est agréable, en partie grâce à un large pare-brise et à un habillage intérieur de couleur claire. Ce n'est pas la cabine la plus volumineuse mais elle possède néanmoins un siège qui s'adapte à tous les gabarits et une climatisation autorégulée. La visibilité est globalement bonne. Les rétroviseurs sont petits mais réglable électriquement depuis la cabine et pourvus d'un système de chauffage. La finition est loin d'être parfaite. Après seulement quelques heures d'utilisation, les deux boutons SV1 et SV2 de programmation de la transmission se sont décollés. De même, le bloc de commande de la prise de force est sorti de son logement plusieurs fois sur la route. Les deux grandes portes sont difficiles à fermer et un chauffeur de petite taille a du mal à attraper la poignée d'ouverture. Le bruit en cabine a été mesuré à 75,2 dB mais au travail on a l'impression qu'il est moins élevé. Le ronronnement du moteur est constant quel que soit le régime moteur. En revanche, la transmission se montre plus bruyante avec un sifflement au transport, comme sur le Fendt.

Moteur : 3,5

Le moteur est annoncé à 167 ch Iso mais délivre en fait 151 ch à la prise de force. Toutefois, le 7490 est l'un des plus puissants de l'essai. La surpuissance de 11 ch survient vers 2 000 tr/min. Avec une plage de puissance constante autour de 1 600 tr/min, la plus importante réserve de couple (45 %) et le couple le plus élevé (711 Nm), le 7490 possède la motorisation la plus séduisante. Et il en a besoin car il est également doté du rapport poids/puissance le plus défavorable.

Relevage : 3,5

Les commandes sont simples et dépourvues de gadget. Le contrôle de profondeur est une roulette placée sur le côté de l'accoudoir qui serait plus pratique à l'extrémité de ce dernier. Les commandes secondaires se trouvent sur la console de droite. La capacité de levage avec les bras baissés atteint 6 t, elle est proportionnellement faible par rapport aux performances générales du relevage.

Hydraulique : 3

Un circuit load-sensing alimente jusqu'à cinq distributeurs, dont trois sont fournis de série (deux électrohydrauliques et un mécanique). Les deux électrovannes sont commandées avec un petit levier en croix placé suffisamment bas sur l'accoudoir. Le débit et la temporisation se règlent soit sur le tout petit écran du tableau de bord, soit à partir du Datatronic. Quelle que soit la solution retenue, sa mise en pratique n'est pas simple.

Prise de force : 4

Le Massey étant équipé de l'arrière du Fendt, il bénéficie du même bloc de prise de force avec trois régimes sélectionnés facilement au moyen de boutons poussoirs. Le mode automatique couple l'engagement de la prise de force au relevage. Le bouton d'embrayage de la prise de force est suffisamment gros mais placé trop bas derrière l'accoudoir.

Différentiels : 3,5

Deux interrupteurs contrôlent le différentiel et l'engagement du pont avant. L'opération effectuée est clairement indiquée par des diodes sur le tableau de bord. Le mode auto couple le différentiel au relevage.

Pont avant : 3

Sur la route, il y a trop de jeu dans la direction. Au champ, le Massey braque facilement. Les freins sont durs et la pédale est trop résistante.

Entretien : 3

Le nombre limité de graisseurs facilite l'entretien de routine. Mais c'est bien là un des seuls points positifs. Une fois escamotés, il est impossible de remettre correctement en place les capots latéraux.

Téléchargez les Données relatives à la transmission et la cabine du Massey Ferguson 7490 (1.35 Mo).

Lire les articles suivants:

- Plus de cinquante critères évalués

- Case IH CVX 1190 : classique avec une conduite simple

- Deutz-Fahr Agrotron TTV 1160 : intuitif et confortable

- Fendt 817 Vario TMS : il peut tout faire

- John Deere 6920 Autopowr : prise en main instantanée

- Massey Ferguson 7490: une autre gestion de la boîte Vario

- Cinq solutions pour gérer les fourrières

Essais et dossier réalisés par Corinne Le Gall – Photos: Ralf Heil (paru le 7 janvier 2005)