L’année 2018 débute sur une note positive : l’abandon de la stratégie d’éradication du sérotype 4 de la FCO, décidé le 31 décembre 2017, libère les mouvements d’animaux en France métropolitaine. Le virus refait pourtant parler abondamment de lui durant l’automne, à la suite de la recrudescence des cas d’animaux testés positifs. Afin d’alerter la filière sur les difficultés rencontrées par les négociants, la Fédération des commerçants en bestiaux (FFCB) lance, fin octobre, un appel à l’arrêt de la collecte des petits veaux, rapidement étendu aux broutards non-vaccinés. Une réunion entre les différentes parties prenantes permet un retour progressif à la normale, dix jours après le début de la grève. La FFCB obtient la désinsectisation systématique des petits veaux à la naissance et rappelle sa volonté de tendre vers une vaccination généralisée du cheptel.

La perte du statut indemne de FCO de la France en 2015 continue de perturber les envois d’animaux vifs. La réouverture du marché turc, actée en novembre 2017, ne s’accompagne pas d’une vraie reprise des échanges. L’assouplissement des conditions de quarantaine, en octobre 2018, n’y change rien. À ces exigences drastiques, s’ajoute la dévaluation de la livre turque, qui pénalise fortement la compétitivité des broutards français.

Fin juin, la détection de foyers de fièvre aphteuse en Algérie porte un coup d’arrêt aux expéditions de bovins vifs vers ce pays, pourtant florissantes au premier semestre. La réouverture du marché aux bovins d’engraissement et aux reproducteurs français, le 4 décembre, autorise l’expédition de quelques bateaux en fin d’année.

Valérie Scarlakens