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Dossier La logistique affectée

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La réduction de la vitesse des navires pourrait entraîner un avantage sur les marchés de proximité. © Stéphane Leitenberger

Le transport par voie maritime et fluviale doit s’adapter à l’évolution de la réglementation, mais aussi des hauteurs d’eau.

L’Organisation maritime internationale (OMI) a adopté, en avril 2018, une stratégie de réduction des émissions de gaz à effet de serre des navires. Ambition affichée : - 50 % d’ici à 2050, par rapport au niveau de 2008. Pour éviter les amendes, plusieurs solutions sont envisagées et « elles vont entraîner des surcoûts », prévient Cyrille Poirier-Coutansais, directeur de recherches du Centre d’études stratégiques de la marine (CESM).

Des trajets plus longs

« L’une des possibilités est la diminution de la vitesse des navires : une baisse de 10 à 15 % permet de réduire les émissions de CO2 d’environ 20 %, indique le spécialiste. Elle est intéressante, car elle ne demande aucune opération particulière sur les navires mais engendre une augmentation des jours de mer et donc des coûts un peu plus élevés », explique Cyrille Poirier-Coutansais. La propulsion au gaz naturel liquéfié (surcoût de 20 % par rapport au diesel) est davantage envisagée pour les navires de croisière et les porte-conteneurs.

Pour Michel Portier, directeur d’Agritel, ces augmentations de prix pourraient favoriser les échanges de proximité. « Nous allons peut-être regagner un peu de compétitivité sur l’Afrique du Nord par rapport aux Russes, du fait de notre proximité géographique », présume-t-il.

Des étiages réduits par les sécheresses

La baisse du niveau des eaux fluviales en été pourrait, elle aussi, impacter la logistique. Par exemple, l’été 2018 a été marqué par une sécheresse sur l’ensemble du continent européen. Celle-ci a entraîné la baisse du niveau du Rhin et du Danube, faisant baisser les volumes qui pouvaient y transiter. « La conséquence directe de cela, c’est que les pays d’Europe du Nord, en faisant leur arbitrage en termes de coût, ont fait le choix de s’approvisionner en Ukraine plutôt qu’en Europe centrale », indique Cyrille Poirier-Coutansais.

Autre exemple, de l’autre côté de l’Atlantique, le canal de Panama, dont le niveau d’eau a souffert en 2019 d’une sécheresse intense. « C’est un problème majeur », souligne-t-il, rappelant que les alternatives sont complexes : faire le tour par le cap Horn ou repasser par le rail.

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