Le 19 octobre, la charte des bonnes pratiques d'élevage (CBPE) soufflait sa dixième bougie. La journée organisée pour l'occasion était empreinte d'inquiétude, les pouvoirs publics se disant obligés de limiter leur soutien financier aux seuls crédits d'animation à cause des lignes directrices de Bruxelles.

La pression monte

Le représentant du ministre de l'Agriculture assurait alors que l'Etat remettrait la main à la poche dès que la quatrième version de la CBPE sera prête.

« Depuis, nous redoutons que le ministère coupe même dans les crédits d'animation, s'inquiète Bernard Malabirade, l'un de ses coprésidents. Ce serait prendre un grand risque pour la pérennité de la démarche à un moment où des opérateurs en quête d'un socle qualité sur lequel s'engager, s'y intéressent. » 

La nouvelle version avance

La quatrième version de la CBPE intégrera sans doute plus largement l'environnement : la gestion des effluents, des abords de l'élevage, la consommation d'eau, le bien-être animal...

Les réflexions sont en cours. Mais, une fois achevée, le temps de former les techniciens, il faudra une année pour la déployer sur le terrain. Ce qui limite les espoirs de récupérer les crédits publics en 2011.

par Eric Roussel (publié le 24 décembre 2010)