Le bénéfice des aides est désormais élargi à tous les agriculteurs à titre secondaire ainsi qu'à ceux âgés de 35 à 40 ans.

Le décret du 3 octobre 2001 repousse à 40 ans l'âge limite d'accès aux aides à l'installation. L'âge minimum de 21 ans disparaît, ainsi que les majorations accordées pour chaque enfant ou en raison du service militaire. Le bénéficiaire des aides doit désormais être âgé de 18 à 40 ans.

Les jeunes agriculteurs candidats aux aides, qui s'installent dans le cadre de cultures pérennes, devront, comme les autres, s'engager à exercer dans un délai d'un an, et non plus de cinq ans, la profession d'agriculteur à titre principal en qualité de chef d'exploitation et ceci pendant dix ans. En plus de cette obligation de rester agriculteur pendant dix ans, de tenir une comptabilité de gestion, d'opter au régime simplifié de la TVA et d'effectuer la mise aux normes de leurs équipements, s'ajoute l'obligation d'effectuer les travaux de mise en conformité des équipements repris dans le cadre de la réglementation en matière d'hygiène et de bien-être des animaux dans un délai de trois ans. La possibilité de demander l'agrément d'un projet d'installation progressive permettant, sur la base de l'étude prévisionnelle d'installation, d'atteindre, au-delà de trois années et sans excéder la sixième année suivant l'installation, le revenu minimum exigé est supprimée.

Les exploitants qui ne sont pas agriculteurs à titre principal peuvent désormais bénéficier des prêts jeunes agriculteurs et de la moitié de la dotation aux jeunes agriculteurs (DJA) s'ils effectuent un stage de quarante heures, s'engagent à tenir une comptabilité de gestion pendant dix ans, à opter pendant dix ans pour le régime simplifié de la TVA et à effectuer les travaux de mise en conformité des équipements repris. Ils n'ont, en outre, plus l'obligation de s'installer sur une exploitation ayant son siège et au moins 80 % de sa surface agricole utile (SAU) en zone de montagne ou en zone défavorisée. L'accès aux aides ne se limite donc plus aux agriculteurs à titre secondaire s'installant en zones de montagne ou défavorisée.

Sont exclus des aides à l'installation, les candidats qui disposent déjà, à la date du dépôt de leur demande d'aides, d'un revenu par unité de travail agricole familial (Utaf) issu de l'exploitation égal ou supérieur à 60 % du revenu de référence national pour les exploitants à titre principal ou d'un revenu agricole disponible au moins égal à 50 % du revenu minimum exigé dans le département pour les exploitants qui ne sont pas agriculteurs à titre principal.

Est exclu du bénéfice de la dotation d'installation ou la majoration, le candidat exploitant qui n'est pas agriculteur à titre principal présentant un projet faisant ressortir au terme des trois ans suivant l'installation des revenus professionnels supérieurs à 140 % du revenu de référence national (et non plus 180 % comme auparavant).